Par nathalie.kerdrebez le 22/05/11

Le 16 décembre 2010, notre confrère Bernard KUCHUKIAN avait reçu un courriel de l'équipe de la blogosphère www.avocats.fr lui transmettant en pièce jointe un email de Navista en date du 13 décembre 2010 et lui annonçant la suppression d'articles sur son blog.

Le 18 mai 2011, l'équipe de la blogosphère lui envoie un nouveau courriel pour l'informer de la suppression de deux articles, suite à un email de Navista du jour même.

Je crois que la censure peut se féliciter, elle est de plus en plus rapide, mais devient pudique, la lettre de la plaignante n'est plus communiquée à notre confrère censuré.

Peut-être qu'un jour, la censure n'osera plus donner le nom de la plaignante et écrira:

" Cher Maître,

Le 2 juin 2011, nous avons reçu un email du directeur général de la société... nous listant les articles dans lesquels la marque estime subir un préjudice."

Ce serait un aveu si l'équipe de la blogosphère franchissait cette frontière, un aveu qui deviendrait vérité irrévocable s'il survenait sur la blogosphère, en présence d'avocats.

En attendant ce jour béni, je constate que le 1er article supprimé le 18 mai dernier était fort ancien, ayant été publié le 4 novembre 2009, le second publié le 24 juillet 2010 soit avant la première censure du 16 décembre 2010.

Pourquoi la société Navista n'a-t-elle pas demandé dans son courriel du 13 décembre 2010, la suppression de ces deux articles au lieu d'attendre le 18 mai 2011 ?

Mais le plus curieux est le fait que la censure s'intéresse particulièrement à notre confrère Bernard KUCHUKIAN qui a saisi l'Autorité de la Concurrence pour dénoncer le monopole accordé à Navista et Certeurope, qui est partie à la procédure en annulation de la convention du 16/06/2010 devant le Conseil d'Etat, qui a sollicité une enquête auprès du Président des Tribunaux de Commerce de Paris et Perpignan au sujet de Certeurope et Navista pour défaut de publication de leurs bilans.

Simple coïncidence ?

Par nathalie.kerdrebez le 14/05/11

En farfouillant dans un dossier à la recherche d'un contrat, j'ai découvert avec l'un de mes complices deux imprimés, l'un rouge, l'autre orange.

Nous admirions les couleurs lorsqu'une erreur d'impression nous intrigua:

Premier imprimé

!

ATTENTION

Avant toute manipulation, merci de consulter le manuel

d'installation à l'adresse suivante:

www.navista.fr/manuels/rpva

Disponible également sur simple demande:

par mail: support-rsa@navista.fr

par fax, en appelant le:

N°Indigo 0 825 04 04 05

Dans un souci de préservation de l'environnement, NAVISTA SA a mis

en place la numérisation des manuels d'installation de ses produits.

navista OPERATEUR DU RESEAUX VIRTUELS PRIVES DES AVOCATS

Second imprimé

!

ATTENTION

NOTE POUR L'INSTALLATEUR DU BOITIER

RSA

Afin de gérer au mieux la prise en charge des appels, merci

de prendre contact avec notre service support au plus tard

la veille de l'installation pour planifier un rendez-vous.

En cas d'appel pour une installation sans prise de rendez-

vous au préalable, le rappel par un de nos techniciens ne

sera pas prioritaire (délai de rappel de 30 minutes à

4 heures)

Notre service support est disponible sur simple demande:

par mail: support-rsa@navista.fr

par fax au 04 68 68 69 76, ou en appelant le

N° Indigo 0 825 04 04 05

navista OPERATEUR DU RESEAUX VIRTUELS PRIVES DES AVOCATS

Une petite erreur répétée nous a offert deux questions amusantes:

RPVA au singulier ou RVPA au pluriel ?

Erreur d'impression ou lapsus révélateur ?

Par nathalie.kerdrebez le 08/05/11

Lors de l'assemblée générale des 11 et 12 février 2011, il a été présenté un rapport intitulé « Point d'information sur le déploiement du RPVA ».

Il a été notamment exposé l'exigence déontologique de mettre en place une politique globale de sécurité informatique des cabinets.

Pour ne pas trahir la pensée du rapporteur, je le cite :

« En suivant les recommandations du rapport HATTAB, la commission Intranet et Nouvelles technologies s'est employée à l'élaboration d'un référentiel de sécurité avec le concours, après appel d'offres, d'un cabinet spécialisé.

En relation avec la commission Règles et Usages, il sera ensuite proposé à l'assemblée générale d'introduire dans le règlement intérieur national de véritables normes de sécurité.

Il appartient bien à l'avocat de veiller à mettre en oeuvre les moyens raisonnables pour faire respecter la confidentialité des échanges et le secret absolu des confidences qu'il reçoit dans l'exercice de sa profession. »

Le rapport HATTAB nous a révélé que la société NAVISTA ne justifie d'aucune sécurité de son système et qu'elle ne bénéfice d'aucune certification de l'ANSSI, Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information.

Selon les recommandations du rapport HATTAB, la certification de l'ANSSI est un impératif incontournable pour être prestataire informatique de la profession d'avocats.

Le rapport HATTAB nous a révélé également que le secret professionnel n'est pas garanti en raison de la possibilité pour un membre du personnel de la société NAVISTA de s'introduire dans le réseau informatique d'un cabinet d'avocats par l'intermédiaire du boîtier NAVISTA.

A ce jour, la société NAVISTA n'a toujours pas reçu une certification de l'ANSSI et les risques d'intrusion via le boîtier ne disparaîtront pas tant qu'un boîtier n'appartenant pas à la profession sera connecté sur le réseau d'un cabinet.

A l'exception des confrères parisiens qui ne se sont pas vus imposer le boîtier NAVISTA, un confrère abonné au RPVA est contraint à prendre des risques de violer le secret professionnel et la confidentialité, en raison du choix opéré par le CNB à persister à imposer un système qui ne présente aucune garantie pour le respect de notre déontologie.

Pour pallier la carence de son prestataire informatique, le CNB envisage non pas une rupture du contrat (pour erreur substantielle sur le cocontractant par exemple...), mais d'élaborer un bataillon de normes de sécurité informatique (qui n'empêcheront jamais une intrusion avec une connexion permanente d'un boîtier sur un réseau) afin qu'elles deviennent des obligations déontologiques auxquelles seul un avocat est tenu.

Voilà comment le CNB envisage les nouvelles technologies au service de l'avocat !

Mais les nouvelles technologies ne doivent-elles pas nous rendre la vie plus facile, nous faire gagner du temps, nous permettre d'être plus efficaces...

Comprenne qui pourra !

Par nathalie.kerdrebez le 08/05/11

Du 19 au 22 octobre se tiendra la convention nationale des avocats à Nantes.

A cette nouvelle, une idée farfelue est venue à mon esprit.

Ce serait une belle occasion de rencontrer les candidats aux élections du CNB fixées en novembre prochain et connaître leurs opinions sur les questions intéressant la profession...

En lisant le programme mon petit coeur se mit à palpiter, le 21 octobre à 11h00 il est prévu un atelier formation « Les nouvelles technologies au service de l'avocat ».

C'est une très belle invitation à poser toutes les questions demeurées sans réponse au sujet du système NAVISTA et de la clef CERTEUROPE.

Avec un peu de chance, les participants pourront interroger les intervenants et avec beaucoup de chance ces derniers répondront sans faire usage du légendaire subterfuge «C'est une question politique, je ne suis pas compétent».

Enthousiasmée par de si beaux projets, je ne manque jamais l'occasion de les partager avec mes confrères que je croise au hasard des audiences ou ailleurs.

Mais un jour, j'ai appris qu'une convention nationale a une signification hallucinogène pour nos élus nationaux.

Je fus effrayée, perturbée au point que je me suis vue un petit Avocat VRP du CNB, qui depuis un mois ne cesse d'inciter ses confrères à aller à Nantes.

J'ignorais qu'une convention nationale est un formidable baromètre pour le CNB : plus la participation des confrères est grande, plus est grande l'approbation par le Barreau de la politique du CNB !

Vous comprenez maintenant mon état de choc.

Comment une personne sensée, ayant toutes ses facultés mentales, pourrait aujourd'hui imaginer ou espérer que les confrères se sentent représentés par le CNB et approuvent son travail en se rendant à une convention qui permet de suivre 20 heures de formation ?

Une seule réponse me vient à l'esprit, une personne vivant sur une planète située à des années lumière de la réalité.

Depuis cette découverte, je dis à mes confrères que je n'approuve pas la politique du CNB, pourtant j'irai à la convention de Nantes, en leur exposant mes petits projets politiquement incorrects.

Mais peut-être considérerez-vous en me lisant que je suis une extraterrestre !

Par nathalie.kerdrebez le 03/05/11

MOTION COMMUNE AUX BARREAUX

DE SEINE-SAINT-DENIS ET DU VAL D'OISE

LUNDI 21 MARS 2011

Les barreaux de la Seine-Saint-Denis et du Val d'Oise, réunis en conseil de l'ordre commun en date du lundi 21 mars 2011, ont décidé de voter la motion dont les termes suivent :

- Tenant compte de la nécessité pour tout avocat de s'abonner au Réseau Privé Virtuel des Avocats (RPVA) mis en place par le Conseil national des barreaux, via la plateforme e-barreau, pour se connecter au Réseau Privé Virtuel de la Justice (RPVJ) qui assure la liaison électronique avec les juridictions.

- Constatant l'obligation imposée à chaque avocat, par le Conseil national des barreaux de s'équiper d'une clé cryptographique lui permettant de s'identifier et pour chaque cabinet d'un boîtier dénommé "RSA" - Routeur Sécurisé Avocat - développé par la société commerciale Navista, pour se connecter à la plateforme e-barreau pour un coût mensuel au ler janvier 2011 de 26 euros,

- Constatant la dérogation dont bénéficient les avocats du barreau de Paris, qui leur permet de se connecter avec la seule clé, sans nécessité du boîtier RSA, et SANS coût direct pour le cabinet,

- Constatant l'expérience menée par le barreau de Marseille ayant conduit à l'expertise de l'Union nationale des Carpas puis de Monsieur Nathan HATTAB, expert près les cours d'appel de Paris et de Versailles,

- Vu le rapport de Monsieur Nathan HATTAB, mettant en exergue les carences du système imposé par le Conseil national des barreaux et notamment l'absence de certification de la société Navista par l'Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d'Information,

- Constatant l'absence de suites données par le Conseil national des barreaux aux interrogations légitimes d'une partie de la profession sur la nécessité d'un système unique pour l'ensemble des avocats.

- Vu les inquiétudes légitimes des avocats face au risque de violation du secret professionnel et de la confidentialité des données.

- Vu l'absence récurrente de réponse du Conseil national des barreaux au sujet des contrats qui le lient avec Navista,

- Vu les difficultés auxquelles se heurtent quotidiennement les confrères équipés du boîtier RSA pour se connecter et l'insuffisance de l'assistance technique du Conseil national des barreaux, qui renvoie régulièrement les confrères vers leur propre informaticien, vers les services informatiques des juridictions, voire des services de la chancellerie,

- Vu la différence de traitement injustifiée entre les avocats inscrits au barreau de Paris et les autres.

DEMANDENT :

- Au Conseil national des barreaux - organe représentatif de la profession - de mettre en place dans les meilleurs délais, un système unique pour l'ensemble des avocats, géré par l'Union nationale des carpas,

A défaut les ordres soussignés se verront contraints de cesser la collecte des cotisations du Conseil national des barreaux.

avr
25

RPVA

Par nathalie.kerdrebez le 25/04/11
avr
23

...RPVA...

Par nathalie.kerdrebez le 23/04/11