Par olivier.poinsot le 28/09/16

Au JO du 25 septembre 2016 a été publié un arrêté du 23 septembre 2016 pris en application du décret n° 2016-840 du 24 juin 2016 relatif à la composition et aux règles de fonctionnement du comité de suivi du dispositif national de mise à l'abri, d'évaluation et d'orientation des mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille.

 

 

Cet arrêté définit l'organisation et le fonctionnement du comité de suivi du dispositif national de mise à l'abri, d'évaluation et d'orientation des mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille.

Pour mémoire, cet arrêté a été pris conformément au décret n° 2016-840 du 24 juin 2016 pris en application de l'article L. 221-2-2 du Code de l'action sociale et des familles (CASF), relativement à à l'accueil et aux conditions d'évaluation de la situation des mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille.

Le nouveau comité de suivi, placé auprès du Garde des Sceaux, ministre de la justice, est chargé de suivre la mise en œuvre du dispositif, d'assurer la concertation sur ce sujet entre les services de l'Etat, les Conseils départementaux et les associations, d'examiner les évolutions constatées et de proposer des actions à développer à l'attention du ministère de la justice.

Par olivier.poinsot le 20/04/16

Au JO du 24 mars 2016 a été publié un arrêté du 17 mars 2016 fixant le cahier des charges de la formation de base des représentants d'usagers.

 

Cette formation de base, qui s'adresse aux représentants des malades et des usagers du système de santé, d'une durée de deux jours, a pour objectif de donner aux représentants des usagers la capacité :

- de comprendre l'organisation, le fonctionnement et le financement du système de santé ;

- de veiller à la bonne expression des attentes et besoins des usagers ;

- de construire une parole transversale et généraliste de l'usager en santé ;

- d'apprendre à travailler en réseau.

L'animation de ces formations est réservée aux seules associations agréées par l'autorité ministérielle au visa de l'article L. 1114-1 du Code de la santé publique.

A l'occasion de la publication de ce texte, il est important de rappeler que l'action sociale et médico-sociale fait partie intégrante de la politique de santé publique au sens de l'article L. 1411-1 du Code de la santé publique et qu'à ce titre, les associations de défense des droits des personnes du secteur social et médico-social qui n'ont pas été agréées pourraient rencontrer des difficultés de reconnaissance par la puissance publique.

Par olivier.poinsot le 26/02/16

Au JO du 26 février a été publié un arrêté du 24 février 2016 portant intégration au site internet « service-public.fr » d'un téléservice permettant à l'usager d'accomplir des démarches administratives en tout ou partie dématérialisées et d'avoir accès à des services d'informations personnalisés.

 

 

Cet arrêté décrit les modalités de création, par les Associations, d'un compte dédié sur le site www.service-public.fr. Cette interface permet aux administrés de traiter des procédures administratives mais aussi de stocker les documents utiles à l'accomplissement de leurs formalités.

Par olivier.poinsot le 25/08/15

Au JO du 20 août 2015 (p. 14577) a été publié le décret n° 2015-1017 du 18 août 2015 relatif au seuil déclenchant le recours à un commissaire aux apports pour les opérations de restructuration des Associations et des Fondations.

 

 

Les articles 71, 72 et 86 de la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire ont prévu que les opérations de fusion, scission, apport partiel d'actif entre Associations et Fondations dotées de la personnalité morale devront être précédées, au-delà d'un seuil, de l'examen d'un rapport établi par un commissaire à la fusion, à la scission ou aux apports.

Ce seul est désormais fixé : 1 550 000 euros. Il doit être déterminé au regard de la somme des éléments d'actifs transmis lors de l'opération.

Organismes gestionnaires, experts-comptables, commissaires aux comptes et autorités de tarification sont appelés, au vu de ces précisions, à se déterminer notamment sur le mode de valorisation du foncier bâti. En effet, jusqu'ici, les pratiques tendaient à valoriser le patrimoine immobilier à la valeur comptable nette, ce qui ne correspond évidemmet pas à sa valeur réelle. Or il va de soi qu'un bâtiment amorti mais en bon état ne saurait avoir une valeur nulle. Certes, la valorisation du patrimoine immobilir à la valeur du marché aurait des incidences sur la valeur de l'apport - avec le cas échéant, des conséquences fiscaes - mais la prise en compte de la valeur comptable nette ne serait-elle pas de nature à caractériser une dissipation d'élément d'actif pénalement répréhensible ?

Par olivier.poinsot le 05/08/15

Le Ministre de l'intérieur a adressé une lettre circulaire du 24 juillet 2015 relative à la mise en oeuvre du plan national de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

 

 

Si certaines des dispositions prises das ce plan concernent des questions de sécurité et de sûreté, d'autres pourront intéresser les Associations gestionnaires d'ESSMS dans la mesure. En effet, ce plan vise notament l'éducation et la transmission des valeurs dans toutes les activités éducatives. Est ainsi prévue (action n° 8) la labellisation d'Associations partenaires et le financement de plans d'action visant au partage des valeurs républicaines, de la neutralité, de la laïcité ou encore de l'usage du français.

Par olivier.poinsot le 28/07/15

Au JO du 24 juillet 2015 (p. 12632) a été publiée l'ordonnance n° 2015-904 du 23 juillet 2015 portant simplification du régime des associations et des fondations.

 

 

Les modifications essentielles introduites, indépendamment du cas particulier du droit local d'Alsace-Moselle, concernent :

- une modification de l'article 910 du Code civil, qui retire au préfet le droit de former opposition aux aux dispositions entre vifs ou par testament stipulées au profit des associations et fondations reconnues d'utilité publique ;

- une modificaction de l'article L. 213-1-1 du Code de l'urbanisme, afin d'exempter les fondations, congrégations et associations ayant la capacité à recevoir des libéralités du jeu du droit de préemption urbain en cas d'aliénation à titre gratuit ;

- la création d'un article 20-3 dans la loi n° 87-571 du 23 juillet 1987 modifiée sur le développement du mécénat, afin de facilitr la transformation des fondations dotées de la personnalité morale en fondations reconnues d'utilité publique ;

- l'ajout, dans l'article 10 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, d'un alinéa rendant obliogatoire le recours à un formulaire règlementaire unique pour toute demande de subvention publique ;

- l'élargissement du champ d'application, fixé par l'article 3 de la loi n° 91-772 du 7 août 1991 relative au congé de représentation en faveur des associations et des mutuelles et au contrôle des comptes des organismes faisant appel à la générosité publique, du droit de faire appel public à la générosité sous réserve de déclaration ;

- par une modification de l'article 9 de la même loi, l'adaptation du contrôle du compte d'emploi des mêmes organismes, la tenue de ce dernier n'étant plus obligatoire qu'au-dessus d'un seuil règlementaire, le contrôle étant confié aux corps d'administration compétents et la publication des comptes au public étant imposée.

Pour le reste interviennent à la marge quelques modifications du régime des associations et fédérations sportives (articles L. 121-4 et L. 131-8 du Code du sport), de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des églises et de l'Etat (règles de desaffectation des édifices cultuels communaux, constitution de réserves par les cultuelles) et du droit applicable outre-mer.

 

Par olivier.poinsot le 20/04/15

Au JO du 19 avril 2015 a été publié le décret n° 2015-442 du 17 avril 2015 relatif à l'exonération de droits de mutation à titre gratuit des dons et legs effectués au profit de personnes morales ou d'organismes dont le siège est situé dans un Etat membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen.

 

 

L'article 61 de la loi n° 2014-1655 du 29 décembre 2014 de finances rectificative pour 2014, codifié à l'article 795-0 A du Code général des impôts, instaure une procédure d'agrément des personnes morales ou organismes étrangers précités, délivré par l'administration fiscale et leur permettant de bénéficier, pendant la durée de sa validité, des exonérations de droits de mutation à titre gratuit prévues aux articles 794 et 795 du Code général des impôts à raison des dons et legs qui leur sont consentis, à la condition que ces dons et legs soient affectés à des activités similaires à celles mentionnées aux articles 794 et 795 précités.

Cet agrément leur est accordé sous réserve qu'ils poursuivent des objectifs et présentent des caractéristiques similaires à ceux dont le siège est situé en France et répondant aux conditions fixées aux articles 794 et 795 précités.

Aussi ce nouveau décret a-t-il pour objet de fixer les modalités d'application de la procédure d'agrément ainsi instituée ; les nouvelles dispositions réglementaires relatives à cette procédure d'agrément sont codifiées sous les articles 281 K, 281 L et 281 M de l'annexe III au Code général des impôts.

En l'absence d'agrément, l'exonération de droits de mutation à titre gratuit n'est toutefois pas remise en cause lorsque ces mêmes personnes produisent, dans le délai de dépôt de la déclaration de succession, de don ou de l'acte authentique constatant la donation, les pièces attestant, d'une part, qu'ils poursuivent des objectifs et présentent des caractéristiques similaires aux personnes morales ou aux organismes de même nature dont le siège est situé en France répondant aux conditions fixées aux articles 794 et 795 du CGI et, d'autre part, que les biens ainsi reçus sont affectés à des activités similaires à celles mentionnées à ces mêmes articles.

Un arrêté du 17 avril 2015 pris pour l'application de ce décret fixe le modèle de la demande d'agrément à présenter par les personnes morales ou organismes étrangers précités, les pièces justificatives requises et le service fiscal chargé d'instruire la demande.

Par olivier.poinsot le 26/08/11

Au JO du 27 juillet 2011 a été publié un arrêté du 13 juillet 2011 pris pour l'application de l'article L. 14-10-5 du Code de l'action sociale et des familles (CASF) et fixant le cahier des charges des groupes d'entraide mutuelle (GEM) mentionnés aux articles L. 114-1-1 et L. 114-3 du même code.

Ce cahier des charges décrit en détail les principes d'organisation et de fonctionnement des GEM (personnes membres, forme associative, recours au parrainage, moyens humains et matériels, relations à l'intérieur du groupe, partenariats) ainsi que les modalités de conventionnement, de financement et de pilotage des GEM par l'Agence régionale de santé (ARS).

La lecture de ce cahier des charges intéressera particulièrement les professionnels du secteur social et médico-social, les GEM apparaissant comme une forme d'intervention originale (association d'usagers adhérents ayant pour objectif exclusif de favoriser des temps d'échanges, d'activités et de rencontres susceptibles de créer du lien et de l'entraide entre les adhérents) issue de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et dans laquelle les travailleurs sociaux n'ont pas de pouvoir décisionnel.

Par olivier.poinsot le 25/08/11

L'intervention de bénévoles d'une Association au sein d'un établissement de santé public ou privé ou encore d'un établissement ou service social et médico-social (ESSMS) est subordonnée à la conclusion préalable d'une convention entre ladite Association et l'organisme gestionnaire de l'établissement d'accueil.

Le fondement de cette obligation de conventionner figure à l'alinéa 3 de l'article L. 1110-1 du Code de la santé publique (CSP) ; une convention doit donc être conclue selon un modèle règlementaire institué à l'article R. 1110-4 et qui figure à l'annexe 11-1 du Code de la santé publique.

Il faut souligner qu'en l'absence de convention ou en cas de manquement imputable à un bénévole, le directeur de l'établissement - quel que soit son régime juridique - est légalement habilité à interdire l'accès aux membres de l'Association en cause ; s'il n'exerce pas cette attribution, alors le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) pourra se substituer à lui.

Au vu de ces éléments et alors que la formalisation des liens avec d'autres partenaires constitue une priorité stratégiques pour les directeurs d'établissement, dans le cadre notamment de l'évaluation et des coopérations, il paraît utile de conseiller aux professionnels du secteur sanitaire comme du secteur social et médico-social de faire un audit des interventions de bénévoles dans leur enceinte et de s'assurer de l'actualisation des conventions conclues avec leur(s) Association(s).

Par olivier.poinsot le 05/07/11

Au JO du 5 juillet 2011 a été publié un arrêté du 24 juin 2011 portant agrément et renouvellement d'agrément national des Associations et Unions d'Associations représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique.

Sont ainsi titulaires de l'agrément ministériel pour représenter les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique, en première intention ou au titre d'un renouvellement, et pour une durée de cinq ans :

- Association française de la fièvre méditerranéenne familiale et des autres fièvres récurrentes héréditaires (AF FMF) ;

- Alliance du coeur : Union nationale des fédérations et associations de malades cardio-vasculaires ;

- Association des accidentés de la vie (FNATH) ;

- Union nationale des associations familiales (UNAF) ;

- Association vaincre la mucoviscidose ;

- Association française du Gougerot-Sjögren et des syndromes secs (AFGS) ;

- Association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique et autres maladies du motoneurone (ARS) ;

- Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) ;

- Association GRANDIR ;

- Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM) ;

- Association des paralysés de France (APF) ;

- Association Cutis laxa internationale ;

- Association lutte, information, étude des infections nosocomiales et sécurité des patients (LIEN) ;

- Fédération française des groupements de parkinsoniens (FFGP) ;

- Association AIDES ;

- Association des malades porteurs du syndrome de Mc Cune-Albright (ASSYMCAL) ;

- Confédération de la consommation, logement et cadre de vie (CLCV) ;

- Union des familles laïques (UFAL).

Compte tenu de l'unification de la gouvernance publique opérée par la loi HPST concernant le secteur sanitaire et le secteur social et médico-social, ces agréments produiront des effets s'agissant tant de la représentation des patients dans les établissements de santé (au sein des commissions des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge ou CRUQPEC) que celle des usagers accueillis en établissement ou service social ou médico-social (ESSMS) dans les instances publiques de concertation telles que la Conférence nationale de santé (CNS), la section sociale du Comité national de l'organisation sanitaire et sociale (CNOSS), les Conférences régionales de la santé et de l'autonomie (CRSA) des Agences régionales de santé (CRSA) et les Conférences de territoire.

Pour l'heure, échappe encore au mécanisme de la représentativité attestée par agrément ministériel la représentation des usagers des ESSMS au sein des Conseils de la vie sociale (CVS).