Par olivier.poinsot le 20/04/16

Au JO du 24 mars 2016 a été publié un arrêté du 17 mars 2016 fixant le cahier des charges national relatif aux projets pilotes d'accompagnement à l'autonomie en santé.

 

Pris en application de l'article 92, II de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 (dite "loi MSS"), cet arrêté détermine le cahier des charges national relatif aux projets pilotes d'accompagnement à l'autonomie en santé. Cette expérimentation concerne, pour une durée de cinq ans, des projets d'accompagnement sanitaire, social et administratif des personnes atteintes de maladies chroniques ou étant particulièrement exposées au risque d'une telle maladie ainsi que des personnes handicapées. Avec l'accord de la personne concernée, ils peuvent bénéficier à leur entourage. Plus précisément, le propos est de créer une démarche d'accompagnement à l'autonomie en santé qui met en œuvre des actions d'information, d'éducation, de conseil et de soutien destinées à toute personne, ou à son entourage, éprouvant une vulnérabilité en santé, dans une visée de renforcement de ses capacités à opérer ses propres choix pour la préservation ou l'amélioration de sa santé, le tout dans une logique de capacitation (empowerment).

Cette expérimentation n'intéresse pas exclusivement le secteur sanitaire. Au contraire, le terme de santé renvoie ici à une définition des plus globales, au sens de l'OMS et de la loi HPST, et certaines des caractérstiques attendues des opérateurs désignent les professionnels du secteur social et médico-social comme intervenants privilégiés dès lors qu'il s'agit d'assurer une plasticité et une multiplicité des formes d'action, des actions de soutien psycho-social et notamment d'auto-support, ainsi qu'une approche globale de la personne et de son proche entourage.

La lecture attentive du cahier des charges révèle l'importance de ces expérimentations car ces dernières préfigurent les futures formes d'accompagnement propices à la logique de parcours.

 
 
Par olivier.poinsot le 20/04/16

Au JO du 24 mars 2016 a été publié un arrêté du 17 mars 2016 fixant le cahier des charges de la formation de base des représentants d'usagers.

 

Cette formation de base, qui s'adresse aux représentants des malades et des usagers du système de santé, d'une durée de deux jours, a pour objectif de donner aux représentants des usagers la capacité :

- de comprendre l'organisation, le fonctionnement et le financement du système de santé ;

- de veiller à la bonne expression des attentes et besoins des usagers ;

- de construire une parole transversale et généraliste de l'usager en santé ;

- d'apprendre à travailler en réseau.

L'animation de ces formations est réservée aux seules associations agréées par l'autorité ministérielle au visa de l'article L. 1114-1 du Code de la santé publique.

A l'occasion de la publication de ce texte, il est important de rappeler que l'action sociale et médico-sociale fait partie intégrante de la politique de santé publique au sens de l'article L. 1411-1 du Code de la santé publique et qu'à ce titre, les associations de défense des droits des personnes du secteur social et médico-social qui n'ont pas été agréées pourraient rencontrer des difficultés de reconnaissance par la puissance publique.

Par olivier.poinsot le 20/04/16

Au JO du 24 mars 2016 a ét publié le décret n° 2016-344 du 23 mars 2016 fixant une valeur limite d'exposition professionnelle contraignante pour le styrène.

 

Ce décrert fixe une valeur limite d'exposition professionnelle (VLEP) au stylrène qui se définit selon la durée de l'exposition :

- pour une courte durée : 200 mg/m3 ou 46,6 ppm ;

- pour une durée de 8 heures : 100 mg/m3 ou 23,3 ppm.

Par ailleurs, l'exposition au styrène est signalée par le décret comme exposant à un risque d'atteinte auditive en cas de co-exposition au bruit.

Cette information intéresse les ESAT qui emploient du styrène dans leur production, notamment s'ils fabriquent ou transforment des matières plastiques.

Par olivier.poinsot le 20/04/16

Au JO du 6 avril 2016 a été publié le décret n° 2016-404 du 4 avril 2016 relatif à l'information des personnes prises en charge dans les centres d'hébergement.

 

L'article L. 345-2-11 du CASF a étendu à l'ensemble des centres d'hébergement accueillant des personnes sans domicile, y compris les centres d'hébergement ne relevant pas du régime de l'autorisation prévu au 8° du I de l'article L. 312-1, l'accès des personnes prises en charge à une information sur leurs droits fondamentaux et leurs protections particulières, ainsi que sur les voies de recours à leur disposition et les moyens de les exercer. Il a également prévu l'accès pour toute personne prise en charge, dans l'ensemble des centres d'hébergement, à une liste d'associations de défense des personnes en situation d'exclusion agréées dans le département. 

C'est pourquoi ce décret modifie en conséquence la partie réglementaire du CASF, en précisant le contenu et les modalités de l'information à délivrer sur les droits fondamentaux dans les centres d'hébergement ne relevant pas du 8° du I de l'article L. 312-1 et l'information mise à disposition des personnes accueillies dans l'ensemble des centres d'hébergement.

Par olivier.poinsot le 20/04/16

Au JO du 14 avril 2016 a été publiée la loi n° n° 2016-444 du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées.

 

Cette loi, principalement médiatisée en raison de l'introduction de sanctions pénales à l'encontres des clients de prostitué(e)s, apporte par ailleurs des nouveautés en matière d'interventions sociales et médico-sociales.

 

Pénalisation de la clientèle

Les nouveaux articles 611-1 et 225-12-1 du Code pénal créent la contravention de recours à la prostitution. Ils sanctionnent ainsi le fait d'être client d'un(e) prostitué(e) :

- première infraction : contravantion de 5ème classe (amende de 1 500 €) ;

- récidive : amende de 3 750 € ;

Si la victime est mineure ou présente une particulière vulnérabilité, apparente ou connue de son auteur, due à une maladie, à une infirmité, à un handicap ou à un état de grossesse, alors l'infraction devient un délit sanctionnable de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende.

 

Formation des travailleurs sociaux

L'article 2 de la loi complète l'article L. 451-1 du Code de l'action sociale et des familles (CASF) afin d'ajouter au programme de la formation des travailleurs sociaux la prévention de la prostitution et l'identification des situations de prostitution, de proxénétisme et de traite des êtres humains.

 

Les CHRS, dispositifs de protection des victimes de la prostitution par l'Etat

L'article 5 de la loi modifie l'article L. 121-9 du CASF pour mettre à la charge de l'Etat, dans chaque département, la protection des personnes victimes de la prostitution, du proxénétisme ou de la traite des êtres humains. ainsi le préfet doit-il leur fournir l'assistance dont elles ont besoin, notamment en leur procurant un placement dans un centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). 

Ces CHRS ont l'obligation d'intervenir sur prescription des services intégrés d'accueil et d'orientation (SIAO), en vertu des articles L. 345-2-6 et 345-2-7 du CASF, ce qui contraint dans une certaine mesure leur politique d'admission.

L'article L. 345-1 du CASF, relatif à la définition des publics accueillis en CHRS, est modifié en conséquence.

 

Création d'un instance préfectorale dédiée

Est créée, auprès du préfet, une instance ad hoc chargée d'organiser et de coordonner l'action en faveur de ces victimes, composée de représentants de l'Etat - notamment des services de police et de gendarmerie - et des collectivités territoriales, d'un magistrat, de professionnels de santé et de représentants d'associations. Elle est chargée :

- de donner son avis au préfet avant toute décision concernant les victimes de prostitution candidates ou engagées dans un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle (PSPISP) ;

- d'assurer le suivi de ce parcours ;

- de veiller à ce que la sécurité de la personne accompagnée ainsi que son accès aux droits soient garantis ;

- de s'assurer du respect de ses engagements par la personne accompagnée.

 

Accompagnement de la sortie de la prostitution : le PSPISP

L'article 5 de la loi, toujours en modifiant l'article L. 121-9 du CASF, dispose qu'un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle (PSPISP) doit être proposé à toute personne victime de la prostitution, du proxénétisme et de la traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle. Ce programme est défini en fonction de l'évaluation de ses besoins sanitaires, professionnels et sociaux, afin de lui permettre d'accéder à des alternatives à la prostitution. Le PSPISP est élaboré et mis en œuvre, en accord avec la personne accompagnée, par toute association ayant été agréée à cette fin par l'Etat. Il peut faire l'objet d'un renouvellement après prise en compte du respect de ses engagements par la personne accompagnée ainsi que des difficultés rencontrées.

L'engagement des victimes dans un PSPISP n'est pas libre, il doit être autorisé par le préfet - comme le renouvellement du PSPISP - après avis de l'instance ad hoc décrite ci-dessus. En effet, l'accès à ce programme confère certains avantages :

- sous réserve d'avoir cessé l'activité de prostitution, la possibilité de se voir délivrer une autorisation provisoire de séjour, au visa du nouvel article L. 316-1-1 du Code de l'entrée et du séjour des étragers et du droit d'asile (CESEDA), pour une durée minimale de six mois. Cette autorisation est renouvelée pendant toute la durée du PSPISP et ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle ;

- des remises totales ou partielles d'impôts directs pour impossibilité de payer, les victimes de la prostitution étant ici présumées en situation de gêne ou d'indigence au sens de l'article L. 247 du Livre des procédures fiscales (LPF) ;

- le service, à titre subsidiaire, d'une aide à l'insertion sociale et professionnelle (AISP), incessible et insaisissable, attribuée par le préfet après avis de la commission ad hoc et financée par les crédits du nouveau Fonds pour la prévention de la prostitution et l'accompagnement social et professionnel des personnes prostituées (F2PAS3P). Ce fonds est abondé par deux ressources : des crédits du budget de l'Etat ainsi que les recettes de la confiscation des biens et produits des proxénètes condamnés pénalement ;

- le service rétrocatif de l'allocation de logement servie par la Caisse d'allocations familiales (CAF) au visa de l'article L. 542-2, VII du Code de la sécurité sociale ainsi que celui de l'aide personnalisée au logement (APL) conformément à l'article L. 351-3-1, III du Code de la construction et de l'habitation (CCH). Cette rétroactivité consiste dans le service de l'aide ou de l'alocation selon une ouverture des droits à la date de satisfaction des critères d'attribution et non à celle du dépôt de la demande ;

- le bénéfice d'une aide transitoire au logement au sens de l'article L. 851-1 du Code de la sécurité sociale ainsi que l'accès prioritaire à un logement social au sens de l'article L. 441-1 du Code de la construction et de l'habitation (CCH).

 

L'institution d'une politique de réduction des risques en direction des personnes prostituées

L'artice 18 de la loi institue une politique de réduction des risques en direction des personnes prostituées qu'il insère - curieusement - dans le Code de la santé publique en créant l'article L. 1181-1. Cette politique doit consister dans le fait de prévenir les infections sexuellement transmissibles ainsi que les autres risques sanitaires, les risques sociaux et psychologiques liés à la prostitution, sur la base d'orientations définies par un document national de référence approuvé par décret.

Par olivier.poinsot le 20/04/16

Au JO du 14 avril 2016 a été publié le décret n° 2016-453 du 12 avril 2016 relatif à certaines modalités de déroulement des réunions des institutions représentatives du personnel (IRP).

 

Ce décret détermine les conditions dans lesquelles les institutions représentatives du personnel (IRP) peuvent se réunir en visioconférence. La nouvelle norme s'applique au comité d'entreprise, au comité d'établissement, au comité central d'entreprise, au comité de groupe, au comité d'entreprise européen, au comité de la société européenne, au CHSCT, à l'instance de coordination des CHSCT et aux institutions réunies en commun.

De même, ce décret fixe les modalités de consignation des délibérations du comité d'entreprise dans le procès-verbal établi par le secrétaire ainsi que le délai de transmission de ce procès-verbal à l'employeur.

Enfin, il précise les conditions de recours à l'enregistrement et à la sténographie des séances du comité.

Par olivier.poinsot le 20/04/16

Au JO du 15 avril 2016 a été publiée la loi n° 2016-457 du 14 avril 2016 relative à l'information de l'administration par l'autorité judiciaire et à la protection des mineurs. Diverses modifications incluses dans cette loi visent à éloigner les personnes dangereuses de la présence des enfants.

 

 

Obligation d'information du Parquet aux employeurs et Ordres

 

1. La loi crée à la charge des Parquets une obligation d'information des Administrations ou personnes privées sous leur contrôle, lorsqu'un fonctionnaire ou agent public, un salarié ou un bénévole sont concernés - sous certaines conditions - par une procédure pénale. Le nouvel article 11-2 du Code de procédure pénale définit cette obligation de la manière suivante :

- critère conditionnant l'obligation d'informer : la commission d'un crime ou d'un délit punie d'un peine d'emprisonnement et lorsque le Procureur considère qu'il convient de mettre fin ou prévenir un trouble à l'ordre public ou pour assurer la sécurité des personnes ou des biens

- objet de l'information : la condamnation pénale même non définitive, la saisine d'une juridiction de jugement par le Procureur de la République ou par le juge d'instruction, la mise en examen, l'issue de la procédure pénale considérée ;

- destinataire de l'information : l'Administration employant le suspect, l'auteur présumé ou le condamné, y compris à titre bénévole, ainsi que les personnes publiques, personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public ou Ordres professionnels employant la personne dont l'activité professionnelle ou sociale dès lors que cette dernière est placée sous leur contrôle ou leur autorité ;

- forme de l'information : notification à l'employeur privé ou public ou à l'Ordre, notification concomittante à la personne concernée ;

- effets de l'information : l'information est confidentielle et son destinataire ne peut la communiquer à son tour, le cas échéant, qu'aux personnes compétentes pour faire cesser ou suspendre l'exercice de l'activité du suspect, de l'auteur présumé ou du condamné. La sanction de ce secret est le délit de violation du secret professionnel institué par l'article 226-13 du Code pénal. Si le destinataire de l'information avait opéré préalablement un signalement au sens du 1° de l'article 434-3 du Code pénal, alors elle est ausi tenue au secret dans les mêmes conditions. La seule exception à l'obligation de secret est le cas de condamnation pénale publique, la révélation étant toutefois limitée dans ce cas de figure aux seules personnes compétentes pour faire cesser ou suspendre l'activité de l'intéressé. Une condamnation dont la mention au bulletin n° 2 du casier judiciaire a été exclue ne peut être communiquée à l'initiative du ministère public, sauf si la procédure pénale ayant abouti à son prononcé avait déjà préalablement l'objet d'une information du Parquet au titre du renvoi de l'auteur présumé devant une juridiction de jugement ou bien de sa mise en examen ; dans ce cas, l'information fait expressément état de la décision de ne pas mentionner la condamnation au bulletin n° 2 du casier judiciaire. En cas de non lieu, de relaxe ou d'acquittement, le destinataire de l'information du parquet doit purger le dossier de l'intéressé de toute trace de ladite information.

 

2. Ce nouveau dispositif d'information par le Parquet se double de celui, prévu au nouvel article 706-47-4 du Code de procédure pénale, qui l'oblige aussi à informer par écrit l'Administration d'une condamnation, même non définitive, prononcée à l'encontre d'une personne dont il a été établi au cours de l'enquête ou de l'instruction qu'elle exerce une activité professionnelle ou sociale impliquant un contact habituel avec des mineurs et dont l'exercice est contrôlé, directement ou indirectement, par ladite Administration. Cette obligation d'information concerne exclusivement les infractions suivantes :

- les crimes et les délits mentionnés à l'article 706-47 du Code de précodure pénale ;

- les crimes prévus aux articles 221-1 à 221-5 (tortures et actes de barbarie), 222-7 et 222-8 (violences mortelles involontaires), 222-10 (violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité) et 222-14 (violences habituelles sur personne vulnérable) du Code pénal et, lorsqu'ils sont commis sur un mineur de quinze ans, les délits prévus aux articles 222-11, 222-12 et 222-14 du même code (violences ayant entraînté une ITT de plus de huit jours et violences habituelles) ;

- les délits prévus à l'article 222-33 (harcèlement sexuel) du même code ;

- les délits prévus au deuxième alinéa de l'article 222-39 (vente ou offre de stupéfiants à des mineurs), aux articles 227-18 à 227-21 et 227-28-3 du même code (provoacation de mineur à la détention, à l'usage ou au transport de stupéfiants, à la consommation d'alcoll, à la commission d'un crime ou d'un délit) ;

- les crimes et les délits prévus aux articles 421-1 à 421-6 du même code (actes de terrorisme).

 

Extension du contrôle judiciaire

 

L'article 138 du Code de procédure pénale est modifié afin de permettre, au titre des mesures de contrôle judiciaire, l'interdiction d'exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs lorsqu'il est à redouter qu'une nouvelle infraction soit commise.

 

Extension du champ procédural des atteintes sexuelles aux mineurs

 

L'article 706-47 du Code de procédure pénale est réécrit de manière beauoup plus développée et détaillée afin d'accroître le champ d'application des spécificités procédurales concernant les atteintes sexuelles aux mineurs : suivi socio-judiciaire, injonction de soins, examen médical et prise de sang rechrchant la présence d'une maladie sexuellement transmissible (MST), investigations électroniques sous pseudonyme, administration ad hoc et représentation du mineur par avocat, inscription au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes, rétention et surveillance de sûreté.

 

Extension de l'interdiction administrative d'exercer une activité d'encadrement de mineurs

 

Le libellé de l'article L. 212-9, alinéa 2 du Code du sport est modifié pour passer du passé composé au présent : désormais, l'interdiction d'enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive auprès de mineurs joue dès que la personne concernée fait - et non plus a fait - l'objet, d'une suspension administative du droit d'encadrer ou diriger d'institutions et d'organismes soumis aux dispositions législatives ou réglementaires relatives à la protection des mineurs accueillis en centre de vacances et de loisirs, ainsi que de groupements de jeunesse. La sanction pénale applicable en cas de non respect de cette interdiction est étendue aux bénévoles (article L. 212-10 du même code).

 

Actualisation des interdictions d'exercer dans le secteur social et médico-social

 

L'article L. 133-6 du Code de l'action sociale et des familles, relatif aux interdictions de dirigier, d'être employé ou agréé à la suite d'une condamnation pénale définitive pour intervenir au sein de toute structure régie par ledit code, est actualié pour tenir compte des modifications opérées par la loi en matière pénale.

 
 
Par olivier.poinsot le 20/04/16

Au JO du 20 avril 2016 a été publié le décret n° 2016-481 du 18 avril 2016 fixant les exigences de sécurité auxquelles doivent répondre les cages de buts de football, de handball, de hockey sur gazon et en salle et les buts de basket-ball.

 

Ce texte adapte les prescriptions de sécurité existantes afin de permettre l'utilisation de buts mobiles et la vérification par les exploitants des équipements selon la norme NF en vigueur. Par ailleurs, il impose désormais aux gestionnaires d'équipements de faire état auprès du préfet de tout accident dont la cause serait liée aux dispositifs de buts.

Par olivier.poinsot le 08/03/16

Sur le site gouvernemental dédidé a été mise en ligne le 26 février 2016 l'instruction conjointe n° DGCS/SD3A/CNSA/2016/33 du 8 février 2016 relative à la mise en œuvre de l’expérimentation des services polyvalents d'aide et de soins à domicile (SPASAD) prévue à l’article 49 de la loi n°2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement (dite "loi ASV").

 

 

Cette circulaire vient commenter le dispositif expérimental des SPASAD intégrés institué par l'article 49 de la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 et détaillé par un arrêté du 30 décembre 2015. Pour mémoire, l’expérimentation de ces SPASAD doit permettre d'éprouver une organisation et un fonctionnement intégrés par une mutualisation des organisations et des outils au sein de ces structures et, au-delà, une intégration des prestations au bénéfice de la qualité de l’accompagnement global de la personne, de la promotion de la bientraitance et du développement de la prévention de la perte d’autonomie. La terminologie peut surprendre dans la mesure où, par ypothèse, tout SPASAD procède d'une intégration, en son sein, d'interventions d'aide et de soins à domicile ; de ce point de vue, l'expression "SPASAD intégré" relève du plénoasme.

Concrètement, il s'agit de donner aux interventions de soins et d'aide à domicile des supports communs : accueil et information du public coordination de tous les professionnels des deux champs par l’infirmier coordonnateur du service. Peuvent être admis à prendre part à cette exprimentation :

- les SPASAD existants ou en cours de constitution ;

-  les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et services d'aide et d'accompagnement à domicile (SAAD) qui décident de constituer un groupement de coopération sociale ou médico-sociale (GCSMS) ou qui décident d’exercer leurs missions dans le cadre d’une convention ;

-  les SSIAD et/ou SAAD et un SPASAD qui décident d’exercer leurs missions dans le cadre d’une autorisation commune, d’un GCSMS ou d’une convention.

La circulaire vise à préciser le rôle des Agences régionales de santé (ARS) dans les différentes étapes de l’expérimentation :

- préparation avec les Conseils départementaux d’un appel à candidature précisant notamment l’autorité réceptionnant les dossiers,

- instruction des dossiers des services candidats à l’expérimentation avec les conseils départementaux,

conclusion d’un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM) avec les services éligibles à l’expérimentation et le Conseil départemental,

- pilotage et évaluation de l’expérimentation en région.

En annexes figurent les modalités de constitution des SPASAD intégrés, celles de leur enregistrement dans la base FINESS ainsi que le calendrier des expérimentations.

On relèvera que les SPASAD - comme le rappelle d'ailleurs la circulaire - ont été institués par le décret n° 2004-613 du 25 juin 2004 relatif aux conditions techniques d'organisation et de fonctionnement des SSIAD, des SAAD et des SPASAD, codifié au sein des articles D. 312-1 à D. 312-7-1 du Code de l’action sociale et des familles (CASF) consacrés aux services d'assistance à domicile. l'Administration centrale indique elle-même que "près de 10 ans après leur création, on constate un faible développement de ces structures (94 SPASAD au mois de septembre 2015) et leur répartition inégale sur le territoire alors même qu’ils sont particulièrement adaptés pour favoriser le maintien à domicile dans de bonnes conditions le plus longtemps possible".  Alors que, depuis la loi HPST, la définition de l'offre relève de l'initiative des autorités administratives et non plus des promoteurs, ce constat illustre probablmet le fait que, sur le terrain, ARS et Conseils départementaux n'ont pas mené de politique concertée efficae visant à susciter, par des appels à projets adéquats, le développement de l'offre d'intervention mixte aides/soins à domicile à hauteur des besoins de la population.

Il faut aussi souligner que ce dispositif d'expérimentation ne concerne que des services déjà autorisés et qu'il ne donnera pas lieu à la délivrance de nouvelles autorisations ; il ne s'agira donc ni de reconnaître des structures expérimentales au sens du 12° de l'article L. 312-1, I du CASF, ni de procéder par appel à projet même si la circulaire prévoit un "appel à candidatures local". Le recours au GCSMS n'est nullement obligatoire et il pourra être avantageusement recouru à des conventions de coopération inter-services.

Enfin, l'intervention de la CNSA dans cette expérimntation corrective des insuffisances de l'offre démontre encore, s'il en était besoin, que le pilotage de la planification échappe aux ARS pour relever d'un dispositif centralisé.

Par olivier.poinsot le 08/03/16

Au JO du 8 mars 2016 a été publiée la loi n° 2016-274 du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France.

 

 

Cette loi importante décrit le nouveau dispositif obligatoire de parcours personnalisé d'intégration républicaine qui concerne les étrangers en séjour régulier entrés sur le territoire entre 16 et 18 ans.

Par ailleurs, la loi modifie le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour réformer profondément le régime des cartes de séjour ainsi que celui des mesures d'éloignement des personnes étrangères en situation irrégulière.

Enfin, elle crée une obligation de déférer aux demandes administratives de renseignement, sans pouvoir opposer le secret professionnel sauf médical, notamment pour permettre l'instruction des retraits de carte de séjour, aux organismes suivants :

1°) autorités dépositaires des actes d'état civil ;
2°) Administrations chargées du travail et de l'emploi ;
3°) organismes de sécurité sociale et Pôle Emploi ;
4°) établissements scolaires et établissements d'enseignement supérieur ;
5°) fournisseurs d'énergie et services de communications électroniques ;
6°) établissements de santé publics et privés ;
7°) établissements bancaires et organismes financiers ;
8°) greffes des tribunaux de commerce.

Ces évolutions font immédiatement suite à la mise en ligne, le 1er mars 2016, de l'instruction n° NOR INTK1600412J du 18 février 2016 relative aux orientations pour l'année 2016 de la politique d'accueil et d'intégration des étrangers en France.