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Faut-il avoir peur de son téléphone portable ?

Rappel : le Parisien évoquait en début de semaine le développement de la vente de logiciels, téléchargeables sur Internet, et qui permettent d'écouter les conversations échangées grâce à un téléphone portable ou de lire les SMS échangés.

Devons nous craindre de tels procédés ?

Réponse en deux temps :

1- Dans le monde merveilleux des juristes : NON parce que :

- Sur le plan pénal : c'est mal

En effet, les articles 226-1 et suivants du code pénal répriment d'une peine maximale d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende à la fois :

* la captation, l'enregistrement, la conservation ou la diffusion, au moyen d'un procédé quelconque et sans le consentement de leur auteur, de paroles prononcées à titre privé ou confidentiel.

* la fabrication, l'importation, la détention, l'exposition, l'offre, la location ou la vente d'appareils conçus pour ou permettant la réalisation de tels actes.

- sur le plan civil : ça ne sert à rien

En effet, une preuve obtenue par un logiciel espion est forcément irrecevable (on dit que la preuve est déloyale).

Ainsi, un employeur qui découvre, en utilisant un logiciel espion, que l'un de ses salariés a volé du matériel de l'entreprise, ne pourra pas s'en prévaloir devant le conseil des prud'hommes pour licencier ledit salarié

2- Dans la vraie vie : HELAS OUI parce que :

On n'est jamais à l'abri d'un mari jaloux, d'un employeur suspicieux ou d'un voisin frappadingue capable d'abuser des avancées technologiques.

Le droit à ses limites.

En effet, les limitations de vitesse n'ont jamais empêché les excès de vitesse (certains juristes pointilleux insistant même sur le fait que les excès de vitesse n'existent que parce qu'il existe des limitations de vitesse).

En résumé, Big Brother peut se faire tirer ses grandes oreilles, dès lors qu'il se fait prendre.

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