Jun
16
Licencié pour avoir téléchargé de la musique via e-mule

Un aide-comptable embauché par une étude d'huissier a été licencié notamment pour "téléchargement illégal de fichiers musicaux depuis son poste de travail et en faisant usage de l'identité de l'étude" (cf. legalis.net).

Le salarié a contesté son licenciement devant le Conseil des prud'hommes, puis la Cour d'appel.

Pour sa défense, il soutenait notamment que son employeur ne prouvait pas le téléchargement illicite.

En effet, l'employeur avait présenté devant les juges des impressions d'écran (touche "Imp écr" sur votre clavier, qui permet de faire une copie du contenu affiché sur votre écran) de l'ordinateur du salarié.

Or, ce dernier soutenait que l'employeur ne prouvait pas :

- que les impressions d'écran litigieuses provenaient bien de son ordinateur ;

- que c'était bien lui (le salarié) qui avait installé le logiciel e-mule sur l'ordinateur professionnel.

Dans un arrêt du 31 mars 2011, les juges ont toutefois relevé qu'il était démontré par le témoignage de plusieurs salariés de l'étude d'huissier que l'ordinateur du salarié licencié contenait l'installation du logiciel e-mule

Précision importante : Le logiciel e-mule figurait dans un fichier contenu dans l'ordinateur du salarié et désigné comme "personnel".

Or, en principe, l'employeur ne peut consulter les fichiers "personnels" de ses salariés.

L'employeur avait toutefois le droit de consulter le contenu de ce fichier "personnel" dans la mesure où cela a été fait :

- Une première fois pour faire cesser le téléchargement illicite en cours,

- une seconde fois en présence du salarié concerné.

Ce sont les raisons pour lesquelles les demandes de l'ex-salarié ont toutes été rejetées.

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