Oct
15
Typosquatting : Internet réinvente le parasitisme

"Bon, ben moi, j'ai pas de pétrole, mais j'ai des idées. D'ailleurs, en v'la une : j'vais détourner le trafic d'un site internet en enregistrant des noms de domaines quasi-identiques au sien ; Comme ça, j'pourrai faire d'l'argent facile sur son dos. Ah bon ? J'chuis condamné à verser 22.500 € au site victime. Ben c'est qu'ça devait pas être une si bonne idée alors."

Petit rappel rapido-simplissimo : le parasitisme recouvre l'ensemble des comportements par lesquels une société s'immisce dans le sillage d'une autre afin de tirer profit, sans rien dépenser, de ses efforts, investissements et savoir-faire.

Exemple : l'exploitation par Yves Saint Laurent de la notoriété et de l'effet attractif de l'appellation champagne pour désigner un parfum (cf. www.maisons-champagnes.fr).

Dans l'affaire qui nous intéresse (enfin qui m'intéresse, moi, c'est sûr, et vous, sans doute puisque vous lisez ces lignes), la société Trokers édite un site internet de mise en relation d'internaute cherchant à vendre ou acheter des biens neufs ou d'occasion.

Ce site est hébergé à l'adresse "2xmoinscher.com".

Or, une société dont je tairai nom par charité avait enregistré les noms de domaine "2xmoinschers.fr", "2moinscher.fr" et "2xmoinscheres.com" (pas besoin de sortir de St Cyr pour flairer le mauvais coup).

Tout internaute se rendant sur ces adresses était automatiquement renvoyé vers le site "2xmoinscher.com" (le bon, l'original).

Le problème est que ce renvoi vers la bonne adresse était facturé par la Société Web Visson (zut, j'ai dit son nom) à la société Trokers (facturation par le biais d'un contrat avec la Société Cibleclick, inutile de rentrer dans les détails).

Bien qu'elle ait reçu quelques mises en demeures, la Société Web Vision semble avoir voulu continuer son petit stratagème.

Le parasitisme semblait évident, et la condamnation n'a pas été surprenante (cf. www.legalis.net)

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