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VIDÉOSURVEILLANCE DES SALARIÉS : UNE SOCIÉTÉ DE PRÊT-A-PORTER "RHABILLÉE POUR L'HIVER" PAR LA CNIL

La CNIL vient de révéler que, le 16 avril 2009, elle avait infligé à la société de prêt-à-porter JEAN MARC PHILIPPE une amende de 10.000 euros, du fait de la mise en place illicite d'un système de vidéosurveillance de salariés.

En effet, comme toute NTIC permettant de surveiller des salariés, ce système suppose le respect de plusieurs rêgles.

En l'espèce, ces dernières étaient (presque) toutes violées puisque :

- les salariés n'avaient pas été informés de l'existence de ce système de vidéosurviellance ;

- ce dispositif n'avait pas été délcaré à la CNIL ;

- aucun affichage ne rappelait les droits des salariés ;

- l'accès aux images enregistrées s'effectuait à partir de postes informatiques non protégées par un mot de passe ;

- les caméras, installées dans le but de lutter contre les vols, filmaient "en continu des salariés à leur poste dans des lieux où aucune marchandise n'était stockée ainsi que dans des lieux fermés au public".

Précisons que le dirigeant de la société JEAN MARC PHILIPPE, qui semble-t-il, pensait que les contrôles de la CNIL, c'était comme le roti de boeuf chez belle-maman ("vous en reprendrez bien un petit peu ?" "Non merci, sans façon"), a été condamné par le Tribunal Correctionnel de PARIS à une peine d'amende de 5.000 euros, pour délit d'entrave.

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