Par sanjay.navy le 30/03/10

il s'agît ici d'un recueil de plusieurs articles de Nord Eclair traitant de la même affaire pour laquelle j'intervenais en tant qu'avocat d'enfants vitcimes pour certains d'agressions sexuelles, et pour d'autres de viols.

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1- "Déjà condamné pour agressions sexuelles, jugé demain pour viols

Publié le vendredi 15 janvier 2010 à 06h00

Aujourd'hui les victimes ont 16 ans et demi et 14 ans.

Jonathan Hespel, déjà condamné le 22 juin dernier à quatre ans de prison pour agressions sexuelles sur mineurs, va être jugé aujourd'hui aux assises du Nord pour des faits plus graves commis sur deux jeunes Wasquehaliens.

La famille des deux mineurs wasquehaliens attend bien évidemment ce procès avec impatience. Mais aussi avec crainte. Les deux jeunes vont faire face, pendant trois jours aux assises à Douai, à leur agresseur : Jonathan Hespel, 22 ans, déjà condamné à quatre ans de prison le 22 juin dernier pour agressions sexuelles sur six mineurs.

Au total huit enfants déclarés, tous des garçons, ont vécu pendant quelques années sur le chemin de l'école, dans le quartier du Petit Wasquehal, un véritable cauchemar. Six cas ont été jugés au tribunal correctionnel et pour deux d'entre eux, « le tribunal a estimé que, selon leurs dires, ils étaient plus des témoins que des victimes », commentait le jour du procès la présidente Dangles.

L'avocat a réussi à faire parler les enfants

Les deux autres mineurs qui seront entendus ce vendredi aux assises auraient, eux, subi de la part de Jonathan Hespel des agressions plus graves qualifiées de viols. Les deux jeunes se connaissent bien puisqu'ils sont cousins et habitent comme la plupart des victimes dans le même quartier : celui du Petit Wasquehal.

À plusieurs reprises, les mamans ont été confrontées à la famille de l'agresseur qui elle aussi vivait à l'époque dans le quartier. La soeur de l'agresseur a même effectué plusieurs fois du baby-sitting au domicile d'une d'entre elles. « Les premiers faits se sont déroulés chez moi », a rappelé cette dernière.

Ces faits ont eu lieu entre 2004 et 2007. La famille a salué le travail de son avocat, Sanjay Navy, qui a « réussi à faire parler les enfants. Ce n'était vraiment pas facile », commente une des mamans qui n'a pas perçu immédiatement le jeu pervers que subissait son enfant.

Jonathan Hespel a expliqué à la police, lors de son interpellation en 2007, qu'en échange, il offrait un téléphone portable aux enfants. Les jeunes avaient à l'époque entre 8 et 14 ans.

Un sourire « goguenard »

Jonathan Hespel sera défendu par Mr Pianezza. Le jeune homme affichera-t-il ce sourire qualifié lors de sa comparution en correctionnelle par Mr Navy de « goguenard » ?

Mr Marie Delomez qui, en juin, le défendait cherchait à parer les coups malgré un client qui semblait adopter une attitude déplorable.

Le verdict est attendu mardi prochain".

AURÉLIE JOBARD

2- "L'auteur des viols assume, les victimes, elles, subissent

Publié le samedi 16 janvier 2010 à 06h00

Aujourd'hui a débuté le procès de Jonathan Hespel jugé pour viols sur deux mineurs wasquehaliens. Sous son regard jugé « narquois » par l'une des mamans, les enfants ont apporté leur témoignage.

La gorge nouée à la sortie de la première matinée d'audience à Douai, les deux victimes wasquehaliennes angoissent à l'idée de s'exprimer à la barre dans l'après-midi, « face à tout ce monde qu'on ne connaît pas ». « Je ne vais pas y arriver », dit l'un d'eux. Pour ces jeunes âgés de 14 et 16 ans, issus du quartier du Petit Wasquehal, revenir sur les faits semble extrêmement difficiles. « C'est stressant. Il nous regarde en plus. On a l'impression qu'il veut nous dire quelque chose », commentent les deux jeunes. Pour l'une des mamans, il est « en effet dur de rester zen. En plus, on ne s'intéresse qu'à lui ce matin. ». La seconde a tout simplement craqué.

Les deux mineurs sont cousins, habitent le même quartier et ont vécu le même cauchemar de 2004 à 2007, sur le chemin de l'école. Huit garçons ont déjà été déclarés victimes. Pour six d'entre eux, Jonathan Hespel a été condamné, le 22 juin dernier, à quatre ans de prison par le tribunal correctionnel de Lille pour agressions sexuelles. Cette fois, il est jugé pour des faits plus graves, qualifiés de viols par l'accusation.

Les éducateurs ayant suivi Hespel, qui a séjourné longuement dans un foyer, expliquent que le jeune homme montrait souvent deux visages. Tantôt gentil, tantôt agressif. Son avocate, Me Marie Delomez a, elle, raconte comment se comporte son client depuis les faits : « Il est serein, assume totalement ses responsabilités. Il veut se reconstruire. ». Quant à son sourire qualifié de « narquois » par l'une des mamans, elle préfère parler d'un « sourire simplet ».

Provocation ?

L'avocat des parties civiles, Me Sanjay Navy, commente lui aussi l'attitude de l'accusé : « C'est étrange. Je pense que c'est de la provocation. » Provocation verbale aussi ? Les victimes ont en effet eu du mal à entendre les réponses d'Hespel : « Selon lui, les jeunes étaient consentants. Vous imaginez comme cela est blessant pour eux », commente Me Navy. La tante de Jonathan Hespel s'est aussi exprimée, qualifiant, selon les dires d'une maman, le jeune homme de « pauvre gamin ». Le verdict est attendu lundi".

AURÉLIE JOBARD

3- "WASQUEHAL / ASSISES DU NORD : Condamné à 9 ans ferme pour les viols de deux mineurs

Publié le mardi 19 janvier 2010 à 06h00

Me Navy a défendu les deux mineurs. Jonathan Hespel avait déjà été condamné à quatre ans pour agressions sexuelles sur d'autres victimes.

Le jeune Wasquehalien, Jonathan Hespel, 22 ans, a été condamné hier à neuf ans de prison. L'avocate a estimé que son client n'était pas pédophile mais avait l'âge mental d'un enfant. La famille des victimes a estimé la peine trop insuffisante.

Le verdict tombe. Ce sera neuf ans pour celui qui, depuis 2004, hante les nuits des deux jeunes mineurs wasquehaliens, depuis que sur le chemin de l'école, Jonathan Hespel, majeur au moment des faits les a violés. « Je suis dégoûté. C'est trop peu neuf ans ! », clame haut et fort une des deux victimes. Puis, il préfère sortir. À l'extérieur de la cour d'assises de Douai le jeune homme ne peut retenir ses larmes, « c'est bien trop peu pour ce qu'il a fait. Il va recommencer », répète le jeune âgé de 16 ans. L'ado tente de se vider la tête, le visage collé à une fenêtre.

Un sourire qui dérange

Au même moment, dans la salle d'audience de la cour d'assises, sa mère elle aussi craque. Leur avocat, Me Sanjay Navy, tente d'apaiser les âmes mais la haine est bien trop forte. « Vous avez vu son sourire. C'est fou. C'est comme si ça ne le touchait pas », s'agace la maman d'un des deux mineurs visant l'auteur des faits, nous, ça fait bien longtemps que nous ne sourions plus ».

Ce sourire qualifié tantôt de « simplet » par son avocate, Me Marie Delomez, tantôt de « narquois » par la maman d'une victime, pose en effet question. Même lorsque la mère de Jonathan Hespel a expliqué à la barre « qu'elle avait battu son enfant dès 2 ans et qu'elle ne l'aimait pas », selon les dires des deux mineurs, Jonathan aurait souri. « C'est un masque tout simplement », répond son avocate Me Marie Delomez, qui poursuit : « C'est quelqu'un qui réagit comme un enfant. Il a grandi trop vite ». Des attitudes et un comportement qui ont d'ailleurs amené Me Marie Delomez à ne pas qualifier son client de pédophile, « il avait le même âge mental que les enfants lorsqu'il a fait ça ». Évidemment pour les victimes et leurs familles cette « conclusion » est impossible à entendre.

« On se sent un peu mieux »

Une des mamans, tenant son visage avec ses mains comme pour se reposer, a hâte que tout se termine : « il est temps que tout cela s'arrête. Bien sûr on n'oubliera jamais mais... ». Les deux enfants eux disent vouloir tourner la page, « je ne veux plus en parler » . Hélas, les séquelles sont nombreuses, « on a toujours eu du mal à suivre à l'école. Moi je n'ai pas les bases », raconte le plus âgé. Me Sanjay Navy a estimé que « de toute façon pour la famille c'est toujours douloureux et toujours insuffisant ».

Les deux jeunes, eux, concluent en assurant toutefois, « que depuis que nous avons parlé et pu répondre à Hespel, on se sent un peu mieux »".

AURÉLIE JOBARD - nord éclair

Par sanjay.navy le 12/10/09

Extrait de cet article de la Voix du Nord :

"Le CSP 59 organisait, hier matin, un rassemblement devant le palais de justice. Pour les militants, il s'agissait de protester contre l'arrestation de trois de leurs amis, mercredi soir.

Le JLD a décidé d'assigner à résidence les étrangers, soutenu par l'avocat Sanjay Navy".

www.lavoixdunord.fr

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