Sep
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Mohammed est encore en vie

Communique d'AI:

Ali Mohammed Baqir al Nimr a été condamné à mort le 27 mai 2014. Les crimes qu'il a « avoués » ont été commis alors qu'il avait 17 ans. La sentence a été confirmée en appel par les juges du Tribunal pénal spécial et de la Cour suprême, selon sa famille, qui vient tout juste d'être informée de ces décisions. L'affaire a été adressée au ministère de l'Intérieur en août 2015, en vue de faire appliquer la sentence. Ali Mohammed Baqir al Nimr risque d'être exécuté dès que le roi aura ratifié sa condamnation.

Il a été condamné à mort le 27 mai 2014 par le Tribunal pénal spécial de Djedda, qui l'a notamment déclaré coupable de participation à des manifestations contre le gouvernement, d'attaque à l'encontre des forces de sécurité, de possession d'une mitrailleuse et de vol à main armée. La cour semble avoir fondé sa décision sur des « aveux » qui, selon Ali al Nimr, lui ont été extorqués sous la torture et au moyen d'autres formes de mauvais traitements ; elle a refusé d'examiner ses allégations. 

Ali al Nimr avait été arrêté le 14 février 2012, à l'âge de 17 ans, et conduit à la prison de la Direction générale des enquêtes à Dammam, dans la province de l'Est. Il n'a pas été autorisé à consulter son avocat et affirme avoir été torturé par des agents de la Direction générale des enquêtes en vue de lui faire signer des « aveux ». Il a été transféré dans un centre de réinsertion pour mineurs, à Dar al Mulahaza, puis ramené à la prison de la Direction générale des enquêtes après son 18e anniversaire. 

Ali al Nimr est le neveu d'un haut dignitaire chiite, Sheikh Nimr Baqir al Nimr, originaire d'al Awamiyya à Qatif, dans l'Est de l'Arabie saoudite, qui a été condamné à mort par le Tribunal pénal spécial le 15 octobre 2014. 


COMPLÉMENT D’INFORMATION

L'Arabie saoudite compte parmi les pays du globe qui exécutent le plus grand nombre de prisonniers ; plus de 2 200 personnes ont été mises à mort de 1985 à 2015. Entre janvier et fin août 2015, au moins 130 prisonniers ont été exécutés, dont près de la moitié pour des infractions qui ne satisfont pas aux critères définissant les « crimes les plus graves » pour lesquels le recours à la peine capitale est autorisé par le droit international. 
 
 

Les autorités ont à maintes reprises enfreint les normes internationales d'équité des procès et bafoué les garanties de l'ONU en matière de protection des droits des personnes passibles de la peine de mort. Trop souvent, les affaires où l’accusé est passible de la peine capitale sont jugées en secret dans le cadre de procédures sommaires et iniques, sans que le prévenu puisse bénéficier d’une assistance ni d’une représentation juridiques au cours des différentes phases de sa détention et de son procès. Les accusés peuvent être déclarés coupables uniquement sur la base d’« aveux » obtenus sous la torture ou d’autres mauvais traitements, sous la contrainte ou par la ruse. 

Les tensions entre les membres de la communauté chiite et les autorités saoudiennes se sont accrues depuis 2011, période à laquelle, en partie inspirés par les mouvements de protestation qui ont balayé le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, les Saoudiens vivant dans la province de l'Est, majoritairement chiite, ont réclamé publiquement des réformes. Depuis cette annéelà, des manifestations ont également lieu pour protester contre l'arrestation, l'emprisonnement et le harcèlement de chiites pris pour cible pour avoir organisé des réunions de prière collective, célébré des fêtes religieuses chiites ou enfreint les restrictions pesant sur la construction de mosquées chiites. 

Les pouvoirs publics répliquent par des mesures répressives contre les personnes soupçonnées de soutenir ces événements ou d'y participer, ou encore de critiquer les autorités. Des manifestants sont parfois détenus au secret sans inculpation pendant des jours, voire des semaines, et certains auraient été victimes de torture ou de mauvais traitements. Au moins 20 personnes ayant un lien avec les manifestations dans la province de l'Est ont été tuées depuis 2011 et des centaines ont été incarcérées. Nombre des personnes déférées à la justice ont été inculpées uniquement pour avoir pris part aux manifestations. 

Parmi les personnes détenues et poursuivies par les autorités saoudiennes figurent deux religieux chiites, Tawfiq Jaber Ibrahim al Amr et Nimr Baqir al Nimr, arrêtés respectivement en août 2011 et juillet 2012. 

Tawfiq al Amr a été condamné par le Tribunal pénal spécial le 13 août 2014 à huit ans d'emprisonnement, assortis d'une peine de 10 ans d'interdiction de se déplacer à l'étranger et de prononcer des sermons religieux ou des discours publics. La chambre d’appel du Tribunal pénal spécial a confirmé sa condamnation le 6 janvier. Le tribunal l'a déclaré coupable d'avoir incité au sectarisme, tenu des propos diffamatoires envers le régime au pouvoir, tourné en ridicule la mentalité de ses dignitaires religieux, appelé au changement et désobéi au chef de l'État. 

Nimr Baqir al Nimr a été condamné à mort le 15 octobre 2014 par le Tribunal pénal spécial de Riyadh, pour plusieurs infractions, notamment : « désobéissance et déloyauté à l'égard du chef de l'État », « appel au renversement du régime », « appel à manifester », « incitation au conflit sectaire », « remise en question de l'intégrité du pouvoir judiciaire » et « ingérence dans les affaires d'un État voisin » (à savoir Bahreïn). Son procès, qui s'est ouvert le 25 mars 2013, a été entaché de graves irrégularités. Nimr Baqir al Nimr a été privé du droit élémentaire de préparer sa défense : il n'a pas pu consulter régulièrement son avocat ni obtenir un stylo et du papier pour répondre aux accusations portées contre lui. Des témoins oculaires clés ont été autorisés à ne pas se présenter devant le tribunal et à ne pas subir de contre-interrogatoire, en violation du droit saoudien, et l'avocat de Nimr Baqir al Nimr n'a pas été informé des dates de plusieurs audiences. 

Il faut agir :

http://amnistiepdm.org/arabie-saoudite---ali-mohammed-baqir-al-nimr.html

 

Commentaires

Nom: 
René

L’Arabie saoudite à la tête du Conseil des droits de l’Homme

Pour Marc Knobel, l’occasion d’un retour succinct sur ce qu'il dénonce comme "une immense tartufferie"...

 
Par Marc Knobel, Historien. Directeur des Etudes du CRIF, publié sur le Blog du CRIF le 23 septembre 2015
L’ambassadeur de l’Arabie saoudite vient d’être nommé président du panel du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Une décision pour le moins scandaleuse au regard des violations de ces droits et des atteintes à la dignité humaine perpétrés par le pays. Or, la monarchie saoudienne est l’une des plus dures au monde. Le régime s’est ainsi montré intraitable avec le blogueur et militant Raif Badawi, en prison depuis 2012. Jeudi, Riyad a notamment prévu de décapiter puis de crucifier en place publique le jeune opposant chiite Ali Mohammed Al-Nimr, accusé d’avoir participé en 2012 à une manifestation contre le régime dans la région majoritairement chiite de Qatif, lorsqu’il était âgé de 17 ans. L’ONG Reprieve, qui assure sa défense, affirme que les aveux signés par l’accusé ont été obtenus sous la torture[1]. Ce choix pour le moins contestable est très critiqué, notamment par UN Watch, une organisation non-gouvernementale basée à Genève chargée de s’assurer que l’ONU respecte sa propre charte et de veiller à l’accessibilité pour tous des Droits de l’Homme. Son directeur, Hillel Neuer déclare qu’ « Il est scandaleux que l’ONU ait choisi un pays qui a exécuté plus de gens que Daesh cette année pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme ». Il ajoute que « les pétrodollars et la politique l’ont emporté sur les droits de l’Homme ». D’après l’ONG, l’ambassadeur saoudien avait été élu dès le mois de juin, mais cette décision avait été passée sous silence avant d’être révélée par un document de l’ONU le 17 septembre dernier[2].
Les droits de l'Homme sont ignorés dans de nombreux pays. La liste de ces pays est longue, alors qu’ils sont instrumentalisés par certains Etats, au sein-même du Conseil des Droits de l'Homme (CDH). C’est ainsi que sur des bases essentiellement politiciennes, on admet de parler de certaines violations et on en occulte d'autres beaucoup plus graves, c’est ainsi que l’on se réunit pour stigmatiser Israël, en passant sous silence les crimes qui sont commis dans d’autres pays.
Pour nous, l’occasion d’un retour succinct sur ce que nous appelons une immense tartufferie, à savoir le… Conseil des Droits de l’Homme (CDH).
De la Conférence de Durban au bazar du Conseil des Droits de l’Homme
La Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance de l’ONU s’ouvre à Durban, en Afrique du Sud, du 31 août au 4 septembre 2001. Cette conférence devait être un moment de réflexion : l’occasion d’un retour sur l’Histoire, les traumatismes du passé (colonialisme et esclavagisme), et persistance du racisme. Mais, une armée d’ONG plus ou moins connues, appuyée par les États arabes et les représentants des Palestiniens, détournent la Conférence de l’ONU. Avant même l’ouverture de la Conférence, des pressions énormes sont mises en place afin d’exclure les organisations israéliennes et juives. Durant la Conférence, dans la vielle de Durban, des banderoles sont hissées lors de la « Marche contre le Racisme », près du Club juif de la ville et de la synagogue de Durban, avec les inscriptions : « Si Hitler avait vécu, il n’y aurait pas eu d’Etat d’Israël ». Par ailleurs, des jeunes et des étudiants juifs sont agressés. Enfin des recueils de caricatures antisémites sont distribués, sous le logo de la Conférence mondiale contre le Racisme. Lors des débats, Israël est accusé de « génocide » visant les Palestiniens, d’ « ethnocide », de « nettoyage ethnique ». Quoi de plus idéologiquement convenable que de stigmatiser Israël, les « sionistes » ou les « extrémistes juifs » au nom de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ? De fait, et par ces thèmes, c’est le droit à l’existence de l’Etat d’Israël qui est récusé[1].
Au lendemain de la scandaleuse conférence internationale de Durban, la première réunion de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève critique violemment Israël, l’accusant de traitement différentiel et discriminatoire. Parallèlement, les principaux violateurs des droits de l’homme internationaux, comme la Chine, le Soudan ou l’Iran, continuent de jouir au sein de cette institution de l’immunité totale. Cependant, comme la Commission des Droits de l’Homme est complètement discréditée et n’est plus en mesure d’assumer sa fonction de promotion et de défense des droits de l’Homme, le 15 mars 2006, le Conseil des droits de l’Homme (CDH) est créé.
Il est composé d’une cinquantaine d’Etats élus par roulement qui représentent des groupes régionaux soit 13 sièges pour l’Afrique, 13 pour l’Asie, 8 pour l’Amérique latine et caraïbes, 6 pour l’Europe de l’Est et 7 pour l’Europe de l’Ouest et autres. 17 de ces pays sont membres de l’Organisation de la Conférence Islamique. Il est besoin d’un tiers des membres, soit 16 pays pour convoquer une session spéciale. Le CDH siège à Genève, en tant qu’organe subsidiaire de l’Assemblée générale. Il est chargé « de promouvoir le respect universel et la défense de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales ».
L’offensive de la part de certains pays peu respectueux des droits de l’Homme
Au (nouveau) Conseil des Droits de l’Homme, on assiste très vite à une vaste offensive de la part de certains pays peu respectueux des droits de l’Homme. Ces pays remettent systématiquement en cause les textes fondamentaux de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (de 1948) et la conception universaliste de ces droits. Au demeurant, le Conseil semble défendre les intérêts de certains pays, qui se servent de cet organe pour échapper à toutes critiques... Lire l'intégralité.
CRIF

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