sylvie.lore

Par sylvie.lore le 31/10/08
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Sur une idée de Maître GUILLARD, et avec l'aimable complicité de Maître BOGUCKI voici quelques photos de ce beau bâtiment qui fermera prochainement.

oct
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Tiens bois

Par sylvie.lore le 30/10/08
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A l'heure où l'on parle ici ou ici des fameuses poupées, arrêtons nous sur d'autres rites, tel celui du quimbois.

Le Quimbois, équivalent, pour les Antilles françaises du Vaudou haïtien.

D'aucuns s'interrogent sur l'origine du mot "quimbois":

Pour certains, quimbois viendrait de l'injonction "Tiens bois" utilisée par le Père LABAT quand il voulait faire boire à un esclave une potion médicinal .

D'autres, évoquent un esprit de CENTRE AFRIQUE dénommé KIM-BOA.

On appelle aussi quimbois les paquets utilisés pour envoûter une personne.

Ils sont l'équivalent des poupées du vaudou haïtien.

Ces paquets prennet la forme souvent de petits cercueils.

Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque j'exerçais en MARTINIQUE de rencontrer un client me demandant de former une procédure contre ses voisins qui le traitait de dorliss.

J'appris que dans le Quimbois, il existait une hiérachie de créatures surnaturelles:

- Le soucougnan, sorte de vampire qui peut prendre l'apparence d'une boule de feu.

- Le dorliss esprit abusant des femmes dans leur sommei.

- La guiablesse prenant la forme d'une belle femme élégante au bord des rivières et entraînant les hommes dans les bois.

- La Manman dlo sirène faisant chavirer les barques.

- Et enfin, les zombis ou zesprits.

Alors finalement et en relativisant, la poupée médiatisée vaut-elle un procès ?

Pour en savoir plus: le livre de H. PERRONNETTE 9 histoires de QUIMBOIS

Par sylvie.lore le 30/10/08
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Voici ce que je viens dans LE POST:

"Thierry Saussez, l'homme chargé de recréer Radio Paris, vient de lancer un appel d'offre pour sélectionner un prestataire chargé de scruter le web (et le Post). Il serait chargé de traquer les écrits potentiellement dérangeants (ou étrangement flatteurs) pour notre président et d'informer l'Elysée.

"Alors si vous aussi vous rêvez d'être lu au Palais, voici pour vous aider une liste de mots clefs par sujet pour mieux vous faire détecter par notre Echelon national.

Justice & Politique intérieure: Taser, Edvige, Carte judiciaire, Rachida, Jean, Scooter, Droit à l'image, poursuites, immunité.

Economie: Travailler plus, bouclier fiscal, gagner moins, inégalités, Krach, Rolex.

Presse : suppression de la publicité, Martin Bouygues, Paris Match, limogeage, Arnault Lagardère, si tu reviens j'annule tout, diffamation.

Culture : Enrico Macias, Disneyland, Christian Clavier, Jean-Marie Bigard

Politique étrangère : Khadafi, Marigny, Poutine, ami-ami, Afghanistan, Talibans, George Bush, Alignement, Traité simplifié, non irlandais.

Gouvernance : Ouverture, Rapport Attali, Bernard Laporte, Henri Guaino, David Martinon, (Non Non)

Divers : Richard Attias, casse-toi pauv'con, Clearstream, Dominique de Villepin

Et pour finir : Besitos."

Alors, là cassée

Par sylvie.lore le 29/10/08
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Et bien sûr une poupée vaudou

Sources:

"J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP

29/10/2008 | Mise à jour : 16:18 |

Le tribunal de grande instance de Paris a débouté le chef de l'Etat, estimant que le livre-objet à l'effigie du Président relevait de la liberté d'expression.

Nicolas Sarkozy aura donc sa poupée vaudou. Le tribunal de grande instance de Paris, statuant en référé, a autorisé mercredi la poursuite de la commercialisation de cette poupée à l'effigie de Nicolas Sarkozy par les éditions K&B, propriété de la société Tear Prod. Le chef de l'Etat réclamait son retrait de la vente au nom de son «droit à l'image absolu et exclusif». L'avocat du Président, Me Thierry Herzog, n'a pas tenu à commenter cette décision et ne s'est pas prononcé sur son intention de faire appel ou pas. Pour l'avocat, la poupée n'a «rien à voir» avec des caricatures comme la marionnette des Guignols de l'info ou les dessins de la presse satirique.

Le «Manuel vaudou, Nicolas Sarkozy», est un livre-objet présenté dans un coffret contenant une poupée de tissu, un lot de 12 aiguilles, ainsi qu'un ouvrage de 56 pages. Crédits photo : AFP

Le «Manuel vaudou, Nicolas Sarkozy», est un livre-objet présenté dans un coffret contenant une poupée de tissu, un lot de 12 aiguilles, ainsi qu'un ouvrage de 56 pages. Il est en vente depuis le 9 octobre dans les librairies et sur internet au prix de 12,95 euros

«Nul ne peut prendre au sérieux ce procédé»

Dans son ordonnance, le tribunal a estimé au contraire que la poupée et le manuel vaudou qui l'accompagne sont «une œuvre de l'esprit, composée de deux supports indissociables, qui véhicule des informations et des idées et relève de la liberté d'expression, son contenu informatif se plaçant délibérément dans le cadre de la satire et de l'humour». Si les juges ont admis qu'il «peut apparaître déplaisant à certains égards d'inciter le lecteur à planter des aiguilles dans une poupée de tissu à l'effigie d'une personne», ils notent qu'ils n'ont pas à «apprécier le bon ou mauvais goût du concept proposé» et que «nul ne peut prendre au sérieux ce procédé et croire qu'il prônerait un culte vaudou tel que pratiqué dans les Antilles». Ils retiennent également que le «manuel explique de façon volontairement fantaisiste et burlesque pourquoi et comment planter ces aiguilles», celles-ci n'étant jamais dirigées «contre la personne» mais «visant à brocarder ses idées et prises de positions politiques, comme ses propos et comportement publics».

Le tribunal souligne enfin, que l'éditeur a ainsi caricaturé les deux candidats à la dernière élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui «ont tous deux focalisé l'attention du public sur leur personne en mettant en avant leur image dans leur communication politique». Au coffret bleu Nicolas Sarkozy, tiré à 20.000 exemplaires, répond en effet un coffret rouge Ségolène Royal, tiré à 12.000 exemplaires. Ségolène Royal, qui n'a pas attaqué sa poupée en justice, a estimé que la décision de justice était «une bonne nouvelle». Quelques jours plus tôt, elle avait ironisé sur l'action en justice du Président dans ce dossier affirmant que si le chef de l'Etat continue «bientôt il portera plainte contre l'hebdomadaire d'investigation le Canard enchaîné, contre l'hebdomadaire Marianne, contre les Guignols de l'Info». «J'ai le sens de l'humour moi, je ne porte pas plainte contre ma poupée vaudou», a déclaré Royal.

Sur les poupées de Ségolène Royal, sont notamment inscrits «Vive le Québec libre» ou «Justice chinoise». Sur celles du chef de l'État : «Travailler plus pour gagner plus», «Racaille», «Textos» ou encore «Casse-toi pauv'con»."

NB: Dans la France du Moyen-Age des poupées en cire traversées d'aiguilles pour nuire à autrui étaient déjà utilisées.

Espérons que cette jurisprudence s'appliquera à Monsieur EON.

Par sylvie.lore le 29/10/08
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TULLE (Corrèze) en ce mois de décembre 1917

Angèle LAVAL, 31 ans, célibataire, est employée à la Préfecture, au service de la comptabilité.

Sa mère, Louise reçoit un jour une lettre anonyme, « Grande sale... », l'agonisant d'injures, ponctuée de détails pornographiques.

Cette lettre conseille, en outre, r à sa fille Angèle de se méfier de son chef de service, un dénommé Jean-Baptiste MOURY.

110 lettres anonymes vont suivre, adressées à Louise LAVAL mais, également, à d'autres tullistes honnêtes et honorables.

Bien sûr, comme tel est le cas en la matière, aucun des destinataires de ces étranges courriers ose porter plainte.

Le mystérieux rédacteur s'est baptisé « L'Oeil de tigre ».

Bientôt, tout TULLE est en émoi, ces courriers anonymes proférant des menaces et semant le trouble dans les ménages.

L'Oil de tigre s'attaque même à la personne du préfet

Pendant 3 ans, TULLE vit dans l'angoisse.

Jugez en :

L'Oeil de tigre va jusqu'à afficher sur la porte du théâtre de Tulle une liste de 14 noms avec, en regard, les noms de... leurs maîtresses et amants !

Ce qui devait advenir arriva : une première victime, Auguste GIBERT, greffier, mis en cause, perd la raison et se suicide.

Enfin, la machine judiciaire peut démarrer et une instruction est confiée au juge RICHARD.

L'affaire devient nationale, des journalistes alléchés par ce fait-divers se précipitant à TULLE pour couvrir l'enquête.

Le juge RICHARD va demander des expertises, mais celles-ci sont contradictoires.

Débordé (pression médiatique oblige), le juge va alors faire appel ... aux esprits faisant tourner les tables, ce qui va naturellement déclencher l'hilarité générale.

Sa hiérarchie décide alors de le remplacer en désignant le juge MALRIEU.

Ce dernier, plus professionnel que le précédent, missionne un graphologue, le docteur LOCARD qui conclut à la responsabilité de la propre fille de Louise LAVAL, Angèle.

Ces conclusions vont êtres confirmés par un curé de TULLE, lequel vient témoigner de ce qu'il a vu une de ces lettres posée, inachevée, sur le bureau personnel de l'une de ses paroissiennes...Angèle Laval.

Angèle Laval avoue rapidement.

Ses aveux, à vrai dire, dévoilent une vie très triste.

A 31 ans, elle a abandonné tout espoir de fonder une famille, même si, elle éprouve une grande attirance pour son chef hiérarchique, Monsieur MOURY.

Jusqu'au jour, où, joie suprême, ce dernier l'invite à boire un verre.

Mais, en fait d'une invitation à plus si affinité, il s'agit d'un vin d'honneur organisé par Monsieur MOURY en vue de son prochain mariage.

C'est alors que germe l'idée chez Angèle de se venger des mâles et d'écrire ces courriers anonymes.

Les enquêteurs, une fois la déposition d'Angèle signée, laisse cette dernière en liberté.

Angèle se réfugie chez sa mère affolée à l'idée de l'humiliation qui va s'abattre sur elle et sa fille dans quelques heures.

Le lendemain matin, Louise et Angèle se rendent à l'étang de Ruffaud pour s'y suicider.

Seule Angèle survit et doit affronter son procès qui démarre en 1922.

Pendant les audiences, elle est vêtue de noir, noir comme ... un corbeau, surnom que les journalistes vont lui donner.

Angèle Laval sera condamnée à 1 mois de prison et 200 francs d'amende.

Le Corbeau..., le grand metteur en scène, Clouzot s'emparera de cette histoire et son film sortira le 29 septembre 1943.

EXTRAITS DE COURRIERS

° Cote 120 – 1er avril 1921 - Lettre à Jean L.

1er avril

Monsieur L. Jean

Méfiez-vous de Michel V. le chef de bureau du cabinet préfectoral. C'est un redoutable mouchard. Il vous calomnie, il vous a calomnié auprès de Monsieur G. : « G. le libertin, G. le séducteur, G. le Sardanapale ».

N'avait-il pas décidé, le grand Michel, d'entente avec P. et G. (les amants de sa femme) au mois de janvier 1920 et surtout en avril 1920, de vous faire révoquer et de se faire nommer à votre place chef de division. V. voyez-vous est un ambitieux, un traître, un lâche, un félon, un Judas, un capon, comme Saint-Pierre il trahira son maître, et V. paye de lâchetés, traîtrises et saletés, les politesses les services rendus. Le store du bureau à L., disait-il à P. et G., je me charge de le lui descendre. Je veux m'installer dans son bureau. C'est lui qui envoya à Monsieur F. la carte d'insultes signées au nom de votre soeur (pauvre petite Angèle). Il la détestait, la jalousait. Il faut, disait-il, qu'elle sorte de la Préfecture. Il l'avait annoncé avant sa nomination de chef de cabinet. Il jalouse votre jeune femme. Elle est, dit-il, trop grande dame, se croit trop et ne fréquente pas ma femme. Mais son mari je le lui ferai payer l'orgueil de Madame L., sa femme. V. voyez est capable des pires lâchetés..../...

Voyez-vous pour distraire G. il fallait un bouffon, V. fut désigné. Pour distraire G. à Tulle il lui fallait une maîtresse, A. V. fut choisie. Aussi cela rapporta à son mari : avancement irrégulier, gratifications honteuses et exagérées, flatteries, honneurs, et à A. avancement et promotion au choix. A. la pieuvre, la sirène, A. la catin sut faire rapporter avantageusement d'être la poule d'un préfet débauché, sans honneur et dignité. Préfet que V. soudoya..../...

Les orgies qui se déroulèrent à la Pascalette avec A. et ses amants G. et P. resteront célèbres dans les annales corréziennes. Des repas monstres furent offerts à ces messieurs avec le vin et les liqueurs que les commerçants de Tulle offraient à C. dit Pas de Coq pour se faire embusquer à la Manu.

V. c'est un sale et hideux individu. II sue l'hypocrisie et la fourberie par tous les pores du visage et du corps et il a une tête digne de figurer au tribunal de l'Inquisition.

V. l'éminence grise, V. le bouc émissaire, V. le bourreau, le persécuteur des veuves de la guerre. V. l'espion, le mouchard.

Ah ! S'il osait, il ferait bien du personnel de la Préfecture des autodafés pour s'emparer de leur place. V. le terrorisateur. La Préfecture tremble sous la botte du Marat.

Méfiez-vous Monsieur L., V. vous hait, vous et les vôtres. Il calomnie lâchement et sourdement dans l'ombre. V. cette horrible félin, il vous passe à vous et aux vôtres sa patte de velours qui égratigne, qui étouffe.../...

Au mois de février 1920, il vous accusa au préfet G., à P. et F d'être l'auteur des lettres anonymes qui circulèrent dans la préfecture. Il vous fit pister à votre sortie du bureau par Monsieur le commissaire Hostalrich, mais ses démarches furent vaines.

N'épousez pas dit-il un jour à un jeune homme dont je tais le nom Mademoiselle L., croyez-vous qu'avec elle vous seriez heureux ? Non vous seriez malheureux et les C. vous mépriseraient.

Je tais les calomnies dites et écrites par lui sur le compte de votre famille.../...

Lorsqu'on est riche comme L. disait-il, on ne fait pas travailler sa soeur. Pourquoi fait-il travailler sa femme ? Pourquoi pour arriver nuit-elle aux veuves de la grande guerre.

Un jour il disait : que les L. gros comme le bras agitent leurs protections ! Moi je les écraserai et L. subira par moi le sort de sa soeur. Il envoya il y a quelques mois une série de lettres anonymes contre votre soeur où il la caricature.../...

Sous peu je vous écrirai. Mais n'oubliez pas que Monsieur M. est votre ami et qu'il vous défend vous et les vôtres envers et contre tous. Si bon Monsieur M., si juste, si loyal. Monsieur M. vous veut du bien et désirerait comme par le passé votre amitié...

*

Cote 139 - 20 juillet 1921 - Lettre à D. pharmacien

Mardi 19

Monsieur D.

Au lieu de vous occuper de ce qui se passe à la maternité surveillez un peu mieux votre maison. Oui ouvrez l'œil Monsieur D. et vous verrez que vous aussi vous êtes un cornard, cocu, comme un cu. ( sic)

Oui chez vous, votre maison ( magasin), la maison est la réunion des mauvaises langues de Tulle : A., l'amant à Madame B. la divorcée, Mademoiselle V., J. le voleur de farine, le fraudeur l'ami à Jean L., tête de marmelade, V. l'ex-amant à Madame D. mère à Louis l'idiot, le crétin. V. l'amant à Mlle C. sa belle-soeur. L. Jean, le pirouli, mari à Marinette C. la mule. R., l'amant à Mme D. votre épouse.

Oui D. vous êtes cornard. D. vous êtes cocu.../...

Je vais dans quelques jours envoyer des faire-part de votre malheur à vos amis, ennemis et à la population du Trech.

N'oubliez pas D. que moi l'OEil de Tigre ami de F. mort au Champ d'honneur, qui embrassa cinq fois A. C., Madame V. aujourd'hui (A. la poule au préfet G.).

Je ne fais jamais de menaces vaines, et toujours aux jours indiqués, les menaces sont fidèlement exécutées. Malheur à vous D. le cornard. Il vient chez vous des gens que je déteste :

Angèle L., la nitouche, la Dorothée, Angèle la pucelle de la Barrière, Angèle la « fiancée » à C. qui a un pied de bois.

Ne vous occupez pas D. de Madame C. ni de Monsieur M. et de sa jeune femme, gentille et distinguée. N'oubliez pas que les affaires de la maternité, ni vous ni D. le curé manqué n'ont à y mettre le nez.

Monsieur l'économe vous envoie chier et il saura Monsieur D. faire attendre vos mandats, grand cornard. Votre pharmacie est un lieu à cancans. On écorche les gens. Ah! Vous êtes l'ennemi du docteur M. et de Madame C.. Vous avez dit un jour que Madame C. était la maîtresse à ce brave docteur ?

Entendez-vous Monsieur M. est prévenu. Pendant la guerre votre salope de femme couchait avec tous vos employés. Oui D. votre femme se saoule. Tout le Trech le sait.

.../... Oui R. rendit mère une honnête fille qui est aujourd'hui infirmière, et il abandonna l'enfant qui aujourd'hui à 18 ans.

Au lieu de se moquer de Monsieur M., qu'il fasse comme ce dernier loyalement son devoir de père, car si Monsieur M. a fauté, il a réparé en donnant son nom à sa fille que sa jeune femme très bonne et dévouée, reçoit à sa table et chérit comme sa fille.

.../... Vous qui êtes l'ami à Jean L, conseillez-lui de moins s'occuper de M. M., sinon malheur à lui, et surtout malheur à A., l'ironique. Je leur ferai verser des larmes de sang.

.../... Je suis : l'Œil de Tigre, ennemi à C., L., D., V. et P.

*

Cote 140 - 28 juillet 1921 - Lettre ... pour Mme R.

Chère Madame R.,

C'est avec surprise que je vous vois fréquenter Madame D. née F. Vous devez sans doute ignorer que cette femme est une salope, une peau. Oui Nini D. est la maîtresse à Jean C. chef de division à la Préfecture, C. celui qui le 15 août sera révoqué, le voleur du ravitaillement.

Madame D. est la fille de Madame F. l'ex maîtresse à G. P. directeur du Bazar du Globe. Un jour Madame P. souffleta avenue de la Bastille Madame F.

Madame F. est une voleuse, une salope, fille naturelle, elle est donc, Mme F., la fille d'une putain.

Madame F. vola en mai 1919 un beurre de table chez Madame F., fruitière place Gambetta. La fruitière l'ayant surprise, elle lui sortit de la manche de son manteau de soie. Madame F. offrit 10 francs aux enfants de cette dernière, afin que son cornard de mari ne sache rien de l'aventure. L'honnête fruitière refusa. C'est Madame N., amie de Madame F. qui l'a dit.

Aujourd'hui F. le cornard n'ignore plus les vols de sa femme, et souvent il paya pour calmer la colère des commerçants et des camelots des places. Voleuse sa femme comme une pie. Que voulez-vous, la vie est chère et Mesdames F et D. aiment la bonne chère à bon marché.

Nini D. est aussi voleuse que sa mère et tandis que la mère vole, la fille amuse par son badinage le commerçant, retient son attention et ensuite ces dames, dans l'église de la cathédrale, vont partager et remplir leurs poches et paniers des produits de leurs vols.

Sales dévotes. Diables de bénitier. Madame F vola en décembre 1920 un saucisson chez T., et une pièce de veau chez B.. Récemment elle vola un poulet chez Madame B. ; et une boîte de bonbons au chocolat, en mars 1921, disparut de chez Madame L., comme la maîtresse à P. passait la porte.

Combien de fois vola-t-elle sur la place. Ah ! Les bas et les gants ne leur coûtent pas cher. Si habiles ces deux dames (voleuses de profession depuis des années).

Aussi chez D. Nini la vie est large, les goûters abondants, les quatre heures dit-on succulents, les petits déjeuners à neuf heures au madère et aux biscuits alléchants et tentants (heureux les invités).

Mais les gens honnêtes refusent ses invitations, comme à la rue, malgré les insistances de la Nini on refuse son bonjour. On ne fréquente pas la fille d'une putain et d'une voleuse, salope et voleuse elle même.

Madame D. est une mauvaise langue. Quelle langue cette dégoûtante boiteuse. Cette femme oisive qui se promène du matin au soir, monte quatre à six fois par jour le Trech pour attendre son idiot, son crétin, son cornard de mari.../... Type élégant Louis D. J'ai envie de lui dire : Louis vous avez du chic. Louis ne porte plus de chapeau afin de montrer ses cheveux frisés, et puis c'est de bon ton. Cela finit de lui donner un air idiot à ce pauvre imbécile, D. l'épave de la Préfecture, D. le rebut du personnel. D. l'incapable, l'imbécile, le cornard, le voleur de confitures et de lard.

Qu'il nie s'il ose, et s'il n'est pas un lâche, le Louis, qu'il vienne me trouver en face, moi l'OEil de Tigre !

Mais comme ses amis, de moi Louis et Nini auront peur, et une fois de plus ils me feront risettes et révérence. Que voulez-vous D. n'est pas cause le malheureux si la Terre tourne.

.../... Oui Madame n'oubliez pas que c'est grâce à Madame M. que vous fûtes admise à la maternité, quoi que l'hôpital fût au complet. Pour faire plaisir à Madame M., Madame C. fit un effort. Vous fûtes je crois bien soignée ?

Fuyez Nini, n'écoutez pas ses mensonges sur Madame M. que Madame D. jalouse, parce qu'elle est la femme d'un chef de division et d'un homme instruit, intelligent, distingué, supérieur, un intellectuel, un raffiné, le plus instruit des chefs de division.

.../... N'a-t-elle pas dit Nini : Madame R. est gourmande et dépensière. Aussi ces gens-là sont mal meublés et habitent une pauvre mansarde. Elle habite elle, dit-on, un appartement de poupée et Louis le matin vide Jules et fait le lit. Si paresseuse Nini, Madame macarons.

F. est fier. Son frère dit-on était un voleur et mourut en prison comme M. mourut au bagne pour avoir empoisonné sa maîtresse. La grand-mère à M. fit trois ans de prison pour débauche de mineurs. Sa tante eut trois enfants d'un chiffonnier. Son oncle le voleur fit dix ans de prison (jolie famille les parents à M.) continue ses méfaits...

pour en savoir plus

et ici

Par sylvie.lore le 28/10/08
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Casse-toi pov con", c'est ce qu'on pouvait lire sur la pancarte brandie par Mr Eon, en août de cette année, au passage de la voiture présidentielle.

Rappelons les faits :

Alors qu'il roulait à vélo près du boulevard où la voiture présidentielle de Nicolas Sarkozy s'apprêtait à passer. Il avait réussi à sortir une pancarte où il était inscrit "casse-toi pov con".

Elle était, d'après lui initialement créée pour une manifestation en faveur des sans-papiers, prévue en marge de la visite du Chef de l'Etat Français. Il avait alors été interpellé par deux policiers en civil, le 28 août.

Mais rappelons tout de même, que Nicolas Sarkozy avait lui aussi insulté une personne au salon de l'agriculture, en lui disant "casse-toi pauvre con", en février.

Pas étonnant alors, que les citoyens français reprennent en cœur "le slogan favori" du Chef de l'Etat.

Assigné devant les tribunaux Mr Eon précisera :

- "Je ne suis pas un voyou, je n'injurie personne. La citation était destinée à celui qui voulait bien la prendre pour lui".

Notre Président de la République est un ancien avocat, raison pour laquelle il saisit les Tribunaux de différentes actions en justice si son droit à l'image ou son honneur sont violés.

C'est naturellement son droit.

Sans vouloir porter un jugement, certaines de ces actions sont elles vraiment fondées et ne risquent-elles pas de se retourner contre lui ?

Ainsi, poursuit-il Monsieur Hervé Eon pour offense au Président de la République devant le Tribunal Correctionnel de Laval.

L'affaire a été plaidée la semaine dernière et le Tribunal rendra son jugement le 6 novembre prochain.

Le parquet a requis Monsieur Eon la peine de 1000 euros d'amende.

Certes, ce n'est pas beaucoup au regard des peines encourrues, mais quand même !

Mais au fait qu'avait fait ce brave Monsieur ?

Au passage de la voiture présidentielle, alors qu'il se trouvait à vélo, Monsieur Eon avait brandi une pancarte où l'on pouvait lire "Casse-toi pov con"".

Cela ne vous rappelle rien ?

Le procureur de la République de Laval a estimé "que lorsque l'on insulte le Président, on insulte l'institution".

Oui mais lorsque le Président de la République lui même, qui dit à une personne, cette même phrase oh combien poétique, il ne se passe rien ?

A noter: Monsieur Eon est un chômeur de cinquante six ans et ancien conseiller général PS à Laval.

A lire dans maville.com

Par sylvie.lore le 28/10/08
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Seul le titre

Attendu que M. X... exerçant la médecine chinoise, le conseil départemental de l'Ordre des médecins de la Moselle l'a invité à cesser d'utiliser le titre de médecin et à exercer son activité sous une autre dénomination ;

Un médecin exerce la médecine chinoise et il le fait savoir à ses patients.

Le Conseil de l'Ordre Départemental lui en fait interdiction, suivi par la Cour d'Appel au motif pris que le terme "médecine" est protégé par les dispositions du code de la santé publique relatives à l'exercice illégal de la médecine .

Que nenni répond la Première Chambre Civile de la Cour de Cassation, seul le titre de médecin est protégé.

voir en cliquant ici, l'arrêt du 16 octobre 2008 de la Cour de Cassation

Par sylvie.lore le 27/10/08
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Lu dans le Journal LE SOLEIL DU SÉNÉGAL:

ACCES AUX SERVICES JUDICIAIRES : Me Madické Niang déplore le parcours du combattant des citoyens

L'Union des magistrats du Sénégal (Ums) a organisé une journée d'études, le week-end dernier, à Dakar. Me Madické Niang, ministre d'Etat, ministre de la Justice, qui présidait l'ouverture a profité de l'occasion pour déplorer « la non atteinte de l'objectif de rapprocher la Justice des justiciables ».

Présidant, le week-end dernier, l'ouverture des travaux de la journée d'études des magistrats, le ministre d'Etat, ministre de la Justice, Me Madické Niang, a souligné l'importance de la réforme de la carte judiciaire. Ce qui pourrait rapprocher la justice des justiciables et désengorger les juridictions dakaroises. Ce qui, également, pourrait créer des « pôles de compétences » spécialisés dans le traitement de nouveaux phénomènes comme la cybercriminalité et la transcriminalité.

Selon Abdoulaye Bâ, président de l'Union des magistrats sénégalais, les réformes de la carte judiciaire, du statut des magistrats et du Conseil supérieur de la Magistrature sont des projets d'une grande importance pour l'indépendance de la justice et le devenir professionnel des magistrats.

Le ministre d'Etat, ministre de la Justice a déploré « la non atteinte de l'objectif de rapprocher la Justice des justiciables ». Selon Me Madické Niang, il est inadmissible que certains justiciables soient obligés de faire « un chemin particulièrement long (en quittant la banlieue ou les régions) pour arriver à saisir les cours et tribunaux à Dakar ». Il plaide pour la création de « cours d'égal importance » en dehors de Dakar. C'est pourquoi, dit-il, la réforme de la carte judiciaire doit immédiatement être mise en œuvre pour atteindre cet objectif. Cette réforme, a-t-il suggéré, doit aussi prendre en compte la création de « pôles de compétences » pour faire face à de nouveaux phénomènes comme la cybercriminalité, la transcriminalité et la criminalité financière ; avec des magistrats spécialisés dans ce genre d'affaires. « Nous nous sommes rendus compte que certaines affaires ont été traitées, certes, avec beaucoup de compétences, mais elles auraient dû mieux l'être s'il y avait des chambres spécialisées dans lesquelles siégeraient des magistrats avec des formations tout à fait précises dans ces domaines. Et la justice serait mieux rendue », a déclaré Madické Niang.

Il a précisé que le gouvernement a beaucoup fait pour la réforme de ses administrations, des cours et tribunaux et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, avec le recrutement massif de magistrats. Mais il reste beaucoup à faire.

Pour Pape Oumar Sakho, président de la Cour suprême, « la Justice fait face à une augmentation des contentieux, alors que les moyens humains n'ont pas suivi ». Aussi, demande-t-il une simplification et une revalorisation du déroulement de la carrière des magistrats. « La dernière réforme de la carte judiciaire, datant de 1984, ne répond plus aux réalités sociodémographiques du pays », explique-t-il pour justifier la nécessité de la réforme.

« Mais, le justiciable doit être au début et à la fin de toutes nos réflexions », précise Pape Oumar Sakho. En ce qui concerne le texte régissant le statut des magistrats, datant de 1992, Abdoul Aziz Seck, membre de l'Ums, estime qu'il « ne garantit pas suffisamment l'indépendance de la justice ». D'autres points concernant notamment leurs revendications sociales seront également abordés par les magistrats. Sur ce, le ministre de la Justice a renouvelé sa volonté d'apporter des solutions, mais il leur a demandé de tenir compte du contexte actuel marqué par la rareté des ressources.

Seydou KA (Stagiaire)

oct
26

un pré

Par sylvie.lore le 26/10/08
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Par sylvie.lore le 26/10/08
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Ce TGI sera-t-il lui aussi supprimé ?

A l'unanimité, les personnels des TGI d'AVRANCHES et de COUTANCE (lequel devrait absorbé celui d'AVRANCHES) ont voté à l'unanimité contre une suppression anticipée ...

Merci à BRIVE qui a voté au contraire pour la suppression anticipée du TGI de TULLE.