Par sylvie.lore le 05/03/14

Lu chez Maître de VALON:

"Le fait d'être gouverné par une hydre à trois têtes aux regards divergents conduit à des phénomènes étranges laissant penser à des guéguerres...

Ainsi ce commentaire anonyme, je n'aime guère, qui dit :

"Info capitale que je viens d'obtenir d'AFFINITIZ. Ils ont transféré TOUT le contenu de nos blogs, y compris nos infos utilisateurs à une agence nommée DIGITAL MEANINGS qui n'a rien à voir avec la blogosphère. 2 observations :

1. LE CNB ne nous a nullement informé de ce transfert dans cette société, alors que la moindre des choses, et l'obligation légale , serait de nous informer. Nos données sont dans la nature, nous n'en savons rien, et nous ne connaissons rien de l'utilisation qui en est faite (et qui y a accès, dans cette société commerciale !)

2. Savez vous qui est DIGITAL MEANINGS ? L'agence que le CNB a mandaté pour des développements à effectuer sur Vox Avocats (tiens tiens..), pour 67.000 €, somme partielle d'après les infos recueillies. En effet, à ce stade, aucun budget n'a été chiffré pour le travail de conservation du référencement de nos blogs, et Affinitiz, manifestement peu ravi de s'être fait "planter" par le CNB ne va sans doute pas, à raison, rendre service au CNB. On peut donc s'attendre à une note plus que "salée" si le travail doit être fait à peu près correctement.

Donc j'en conclus que :

-le CNB a décidé dans le plus grand secret, contre l'avis de tous, de migrer nos blogs sur vox avocats...

- ... sans être transparent sur le fait que cette décision soit effective, puisque le CNB sait bien que nous ne voulons pas de cette pseudo solution (nous considérons que publier sur un site fermé au grand public est une idée plus que saugrenue, et que d'autre part Vox est un site dépassé, bourré de bugs, et sans activité).

- Et avec un coût global qui suffirait à maintenir la blogosphere pendant plusieurs années !

MOBILISONS NOUS LORS DE LA PROCHAINE MANIFESTATION DU 21 MARS, et exigeons le MAINTIEN en l'état de NOS BLOGS sur l'url AVOCATS.FR, sans redirection (c'est la seule et unique manière de garantir le maintien sans aucune perte de notre référencement).

Et au fait, avez-vous eu une réponse du CNB à la seule question qui vaille, et à laquelle le CNB n'a jamais répondu, soit la suivante : « Pourquoi ne pas ré-heberger à l'identique l'url avocats.fr et tous les blogs avec leur adresse actuelle, chez un autre hebergeur ? alors que le coût serait de moins de 10.000 euros;, contre 67.000 plus travaux complémentaires pour publier sur un réseau fermé ???"

Si cela est, Mesdames et messieurs les élus du CNB, vous n'êtes pas informés par votre bureau qui se comporte bien mal envers ses confrères et vous-mêmes.

On doit parler de déontologie dans le RIN, non ?

Je serai vous, je serais ulcéré et demanderais des comptes au service communication.

Mais tout cela est sûrement faux. "

ET CE N'EST PAS DE L'INTOX

Par sylvie.lore le 02/03/14

Ou plutôt SAUVEZ LA BLOGOSPHÈRE. Rejoignez nous et likez nous ici

Par sylvie.lore le 26/02/14

Merci au Monde du Droit de relater la fin programmée de Notre Blogosphère

Par sylvie.lore le 13/07/12

La censure devient récurrente sur cette Blogosphère qui était pourtant un outil porteur de tant d'espoirs.

Mon billet sur le rapport déposé par le SENAT, qui multiplie les erreurs que j'ai ici dénoncées sur la réforme de la carte judiciaire sera donc le dernier, tout au moins, tant que cette équipe fantôme n'arrêtera pas de censurer les billets de mes confrères et amis, notamment, Maîtres CREISSON,DE VALON JANSOLIN ou encore KUCHUKIAN.

J'ai donc pris la décision de quitter cette Blogosphère dans l'attente de la prise de cette Bastille qu'est la censure.

Par sylvie.lore le 12/04/12

"L'Union syndicale des magistrats (USM), principal syndicat de magistrats français, a publié jeudi un bilan sévère de l'action de Nicolas Sarkozy intitulé "les heures sombres", où il estime que le pouvoir a tenté de placer sous ses ordres la magistrature tout en multipliant les lois inutiles."

C'est à lire ici.

Extrait choisi:

"L'Union syndicale des magistrats entend diffuser sur les réseaux sociaux son bilan en sept points, évoquant des pressions sur la magistrature, des lois visant à ses yeux à restreindre le pouvoir d'appréciation des juges, des réformes pénales selon elle "mal ficelées" et sans cesse modifiées.

Elle critique aussi la réforme de la carte judiciaire et juge que les ressources humaines ont été gérées de manière "désastreuse"."

Quand je vous le dis que la carte judiciaire s'invite dans les élections !

Par sylvie.lore le 09/04/12

Quand Philippe Martin, député UMP de la Marne, répond au maire d'Epernay, Franck Leroy sur son action de député en faveur des tribunaux de la ville, on a l'impression de jouer dans la cour de récréation !!!

A lire, dans L'UNION

Par sylvie.lore le 23/03/12

et oublions le fichage

Par sylvie.lore le 09/03/12

Merci à l'USM !

voici son communiqué du 7 mars 2012

Quel bilan de la réforme de la carte judiciaire ?

En juin 2007, Rachida DATI annonçait une réforme de la carte judiciaire, présentée comme l'un des grands chantiers en matière de Justice du quinquennat.

Contrairement à la communication ministérielle de l'époque, reprise hier soir par Nicolas SARKOZY, les professionnels appelaient de leurs voeux une telle réforme, mais à la condition qu'elle réponde à des critères réfléchis et cohérents pour assurer une meilleure efficacité des juridictions tout en conservant un maillage suffisant et rationnel permettant l'accès du justiciable à la Justice.

L'USM préconisait alors une réflexion sur la notion de « taille efficiente des juridictions » faisant le constat que les petites juridictions connaissaient, de manière récurrente, des difficultés de fonctionnement, alors que les justiciables étaient perdus dans les plus grosses structures aux délais de traitement parfois peu satisfaisants.

Elle prônait une redéfinition préalable du périmètre d'intervention des magistrats, la constitution de pôles spécialisés appelés à gérer les contentieux les plus techniques et le maintien de juridictions de proximité pour les contentieux du quotidien, regroupant les compétences actuelles des tribunaux d'instance, des affaires familiales et du tribunal pour enfants. Malgré la création d'une commission ad hoc chargée, dans le dialogue avec les professionnels, de préparer la réforme, installée médiatiquement mais jamais réunie, la Garde des Sceaux préférait se lancer dans son « Dati tour » pour annoncer, sans aucune concertation, ni cohérence, la fermeture de centaines de juridictions, déclenchant incompréhension et colère des professionnels du monde judiciaire et des élus locaux.

Au 1er janvier 2010, 178 tribunaux d'instance ont fermé leurs portes (soit 50% d'entre eux). Au 1er janvier 2011, c'était le cas 21 des 23 Tribunaux de Grande Instance initialement prévus (soit 12%). 63 conseils de prud'hommes et 55 tribunaux de commerce connaissaient le même sort.

Près de 5 ans après l'annonce de la réforme et plus d'un an après les dernières fermetures, le Ministère n'a toujours publié aucun bilan. Tout au plus reconnait-il, dans les documents budgétaires établis dans le cadre du projet de loi de finances pour 2012 que :

* pour les TGI qui « absorbent l'activité et les personnels des tribunaux fermés, les bénéfices attendus en termes d'efficience seront précédés d'une période de latence où les résultats seront nécessairement impactés par les réorganisations nécessaires » ;

* pour les TI, la mauvaise performance est «due à la disparition dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire de tribunaux d'instance présentant de bons indicateurs de traitement ».

* La formulation est belle, elle cache un désastre !


En octobre 2010, dans son Livre Blanc sur l'état de la Justice dont un chapitre était dédié à la réforme de la carte judiciaire, l'USM avait dressé un premier bilan à partir des témoignages recueillis à l'occasion des visites effectuées tout au long de l'année dans 165 juridictions.

En février 2012, un an après la fermeture des derniers TGI, elle a souhaité revenir, exemples concrets à l'appui, sur les conditions dans lesquelles la réforme a été mise en oeuvre et sur ses conséquences en termes d'immobilier, d'incidence sur les effectifs, les stocks et les délais de traitement, enfin d'accessibilité à la Justice et de qualité du service rendu au justiciable. Alors que le travail était quasi finalisé, l'USM a été contactée par la commission des lois du Sénat qui a entrepris une mission d'information sur la réforme de la carte judiciaire.

L'USM se félicite de cette initiative bienvenue, à laquelle elle a apporté ce matin son expertise lors de son audition par les deux co-rapporteurs de la mission, Mme BORVO COHEN SEAT, sénatrice et M. DETRAIGNE, sénateur. A cette occasion, l'USM a remis officiellement le résultat de sonétude.

Réformer est une chose. Le faire en écoutant les professionnels concernés, en respectant le dialogue social et les personnels, en prenant le temps de la réflexion était une nécessité. Faute d'avoir su ou voulu le faire, force est de constater que l'une des réformes présentées comme majeure de ce quinquennat est en réalité un échec cuisant !

Par sylvie.lore le 28/02/12

Ce n'est pas le titre d'une nouvelle fable de LA FONTAINE.

C'est une histoire vraie qui se passe en LIMOUSIN:

Un Huissier de Justice, venu vraisemblablement pour dresser l'inventaire des meubles d'un débiteur, pénètre dans un appartement accompagné, comme il se doit, par un serrurier et de deux témoins.

Entrés dans les lieux, une scène macabre les surprend: un homme pendu (certainement le débiteur).

Convaincu que l'homme est mort, l'Huissier téléphone immédiatement à la Police qui lui aurait déclaré de ne toucher à rien (formule que toutes les séries policières emploie).

Sauf que l'homme n'était pas décédé (là, je pense au canard de Robert LAMOUREUX, je sais ce n'est pas bien).

Par contre, il décèdera dans les jours qui suivront.

Moralité de l'histoire: notre Huissier écope de 6 mois de prisonavec sursis, certes, mais 6 mois quand même, poursuivi pour non assistance de personne en danger.

Ma source: le Journal LA MONTAGNE édition du 27 février 2012.

Et le serrurier ? Et les deux témoins: l'histoire ne conte pas les raisons pour lesquelles ils n'ont pas été poursuivis.

Je ne sais pas si l'homme de loi fera appel, ce que je l'encourage de faire en demandant un complément d'enquête pour vérifier si l'autorité, la police, lui a demandé ou non de ne toucher à rien ...ce que j'en dis ...):

Par sylvie.lore le 15/02/12

Serait ce un nouveau slogan dans la course à l'élection présidentielle ?

Non, plutôt un premier bilan après la supression sous la forme de couperet de la carte judiciaire.

Exemple, en BRETAGNE, où les tribunaux d'instance de Guingamp et Lannion ont fusionné.

Vous aurez deviné que les dossiers de la juridiction absorbante ont été multipliés par deux.

Avant la réforme, cette juridiction avait deux magistrats et un juge de proximité.

Après la réforme, il n'y plus qu'un seul magistrat.

On conçoit que cette dernière soit découragée.

Lisez son témoignage dans LE TELEGRAMME