Aug
26
Le contentieux familial, un moyen de lutter contre le syndrome du nid vide ?

Globalement il n'est pas facile de voir ses enfants quitter le cocon familial et prendre leur envol. A l'opposer du syndrome Tangy se dévoile le syndrome du nid vide qui frappe les parents qui après avoir résolu la présence de l'enfant au domicile familial ou qui au contraire on vu leur poussin prendre leur envole (trop tôt)...

Quelques observations dans un article récemment paru de Thierry Faivre d'Arcier, psychologue à Hédé, près de Rennes, analyse le mal et explique aux parents comment trouver un soutien.

Pourquoi prendre un nouveau départ n'est-il pas si simple au départ des enfants ?

Alors même qu'on a enfin du temps libre, une boule à l'estomac ou à la gorge empêche parfois d'avancer. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé », comme le soulignait Lamartine avec poésie. Il site le cas de l'une de ses patientes de 80 ans qui ne s'est jamais remise du départ de ses enfants. Elle ne parvient pas à reprendre pied, se reproche mille choses. Attention de ne pas brûler les étapes : reprendre une activité professionnelle, s'investir au niveau associatif ou local, n'est pas toujours facile lorsqu'on ne va pas bien. Il convient tout d'abord de se reconnaître et de s'accepter démuni(e) si c'est le cas. Ensuite, s'ouvrir à un(e) ami(e) permet de verbaliser. L'écoute et l'amitié aident à reprendre confiance en soi.

Comment se tourner ensuite vers les autres, l'avenir ?

Petit à petit, l'ami(e) délivre de petites « ordonnances » qui incitent la personne à sortir d'elle-même : « Cette semaine, pourquoi ne pas frapper à la porte de cette association ? Ou programmer un week-end chez ces amis que tu souhaitais tant revoir ? » Aider quelqu'un n'est pas toujours lui être agréable! Lorsque la personne va mieux, elle redevient capable de s'investir, d'échafauder des projets, elle renoue avec des liens amicaux, en crée de nouveaux.

Il arrive qu'un enfant parte en claquant la porte...

Au sentiment du nid vide s'ajoutent alors un sentiment d'abandon et la culpabilité d'avoir échoué dans sa vie familiale. Ce sont souvent des causes de dépression. Si nécessaire, une béquille médicale et un travail thérapeutique peuvent aider. Dans ce cadre, se revoient les étapes de l'enfance, ce qui a pu poser problème. L'analyse transactionnelle aide à mieux appréhender les différences de caractère, de réactions, de besoins. La personne parvient à comprendre petit à petit qu'il s'agit d'un processus interactif : le problème ne se résume pas à elle, mais à elle et ses enfants.

Faut-il garder un contact ou respecter sa volonté farouche d'indépendance ?

Il poursuit en précisant que l'enfant doit savoir que les portes lui sont ouvertes. Mais plutôt qu'un contact « direct », mieux vaut passer par des supports : une carte postale de vacances, un mot pour sa fête, son anniversaire... Une seule condition : que ces attentions n'induisent pas un impératif de réponse. Même dans ces cas blessants, la gratuité est un vrai remède. Après l'avoir compris, il faut le mettre en œuvre, ce qui n'est pas évident, afin d'accepter une non-réciprocité temporaire ou durable.

Notre médecin oublie de parler du contentieux familial en général et de la saisine du JAF aux fins de fixation d'une pension alimentaire en particulier. Cette procédure si difficile à avaler surtout lorsqu'elle est diligentée sans le moindre tact sous la pression d'une assistante sociale n'est-elle pas un moyen un peu rude (certes) de vaincre ce stress du nid vide ? Le même parallèle pourrait à mon sens être fait avec ces divorces parfois ultra contentieux de « jeunes retraités » qui repartent pour une vie nouvelle une fois les enfants élevés...

On pourrait peut être indemnisé par la sécu ou les mutuelles non ?

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