vincent.bourlier

Par vincent.bourlier le 24/11/08
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Alors que le mécontentement croît sur la toile... S'annonce à l'horizon la disparition de nos dévoués avoués... Le bâtonnier EYDOUX indiquait que le RVPA serait indispensable pour négocier cette réforme fondamentale et envisager une postulation devant la cour d'appel. Il est vrai que cela va de paire avec la multi-postulation, le Barreau de Cour... Et pourtant des bruits s'amplifient : pour communiquer avec la Cour d'Appel, il serait nécessaire de passer par le système mis en place par la moribonde compagnie des avoués. Coût d'entrée 15 000 €. Oui vous avez bien lu. Il faut dire que le système RVPA ne serait pas compatible....

Ce bruit a d'ailleurs été confirmé lors de la dernière réunion de la conférence Rhône-Alpes des bâtonniers.

J'ai profité de ma dernière rencontre avec le SAR de Lyon qui m'a indiqué : WINCICA n'est pas encore installé. On est au courant de rien.

Dans le style Ponce Pilate ont ne fait pas mieux !

Si l'on considère le nombre d'avoués qui existait au moment de sa mise en place et le coût total représenté par l'investissement je ne suis pas certain que les 55 € par mois à raison de 40 000 avocats que notre CNB ne soit pas aussi rentable pour le prestataire de service que ce qui a été négocié par mes amis du CNB...

il est urgent que le CNB communique

Par vincent.bourlier le 24/11/08
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le journal internet actuel-avcatfr itre ce jour Remous autour du barème inidcatif d'honoraires.

On annnonce un barème porposé par mes amis du CNB: http://www.actuel-avocat.fr/Articles/FicheRessource.aspx?RessourceID=446...

Etant trés bête je ne comprends pas tout : 1600 euros HT en province et 2000 euros HT à Paris.

ON annonce pourtant : "Le Conseil de l'Ordre des avocats au barreau de Paris en est, quant à lui, à délibérer sur le principe d'un barème indicatif. Le bâtonnier de Paris a cependant rappelé que ce tarif ne serait appliqué que de manière exceptionnelle"...

alors cela sert à quoi un barème (mêrme indicatif) : fourchette haute, fourchette basse ou blablatage

Par vincent.bourlier le 13/11/08
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Enfin une de nos institutions a réagi: la conférence des Bâtonniers (trop heureuse de taper sur une création du CNB) ouvre sa dernière lettre sur la question:

L'instauration de la postulation devant les Cours d'Appel nous impose de considérer à nouveau les conditions dans lesquelles nous sommes prêts à assumer les innovations technologiques.

Il est difficilement contestable que la mise en oeuvre du RPVA est chaotique.

Cette situation n'est pas satisfaisante.

Sans oublier que les avocats ne sont pas seuls en cause puisque certains magistrats et greffiers ne semblent pas enclins à favoriser le développement rapide des technologies, nous devons redoubler nos efforts.

Certes l'installation représente un coût et impose un abonnement qui s'ajoute aux charges de nos cabinets.

Rien ne doit être négligé dans un contexte économique difficile, nous devons le concevoir.

Mais nous devons aussi imaginer ce que ces innovations peuvent nous apporter en termes de temps et d'organisation, donc en termes de coût de gestion.

Nous devons aussi être convaincus que les liaisons de nos cabinets avec les juridictions assurent notre identification en tant qu'interlocuteurs de celles-ci, ce qui convaincra mieux encore nos clients de la nécessité de notre présence à leurs côtés.

Il est préférable que nous devancions le mouvement avant que les guichets qui pourraient être installés partout, jusque dans les maisons de justice et du droit, constituent un outil que les usagers utiliseront avant de pouvoir profiter des prestations de nos cabinets.

De même savons-nous que les liaisons avec les juridictions pénales, depuis l'instruction jusqu'au jugement, pourront simplifier notre mode d'intervention et décrisper certaines relations, ne serait que dans la consultation des dossiers, les demandes d'actes etc...

Nous venons d'obtenir la faculté de nous rendre dans les maisons d'arrêt avec nos ordinateurs portables, sous des conditions de sécurité qui ne constituent pas des entraves.

Cette satisfaction qui nous est donnée doit être saluée. Elle constitue un exemple. D'autres suivront.

Enfin, les liaisons à venir avec les Cours d'appel sont vraiment indispensables.

Elles tombent sous le sens pour tous les avocats des ressorts, du fait de leur éloignement géographique simplement.

Elles vont nous permettre de travailler tout simplement, et nous apporteront peut-être la démonstration que nous pouvons entretenir notre clientèle dans les secteurs où elle se trouve, même si la ou les juridictions en sont éloignées.

Les discussions techniques de mise en oeuvre ont commencé. Nous sommes invités à participer.

Nous devons être présents.

Telle est la raison pour laquelle les référents que vous devez désigner doivent être connus sans retard afin que dans le ressort de chaque Cour les discussions soient précises et les cahiers des charges rédigés, que chaque bâtonnier et chaque confrère soit informé et prêt le moment venu.

En maîtrisant ce mouvement nous pourrons y participer vraiment.

A défaut il nous dominera et nous le regretterons.

Notre responsabilité envers nos confrères est probablement à la mesure de ces enjeux.

Pascal EYDOUX

Président

Par vincent.bourlier le 07/11/08
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Alors que le barreau de Saint-Étienne vient de signer sa convention concernant la mise en place de la numérisation et- dématérialisation des procédures. J'ai pris connaissance des récriminations numériques de mes confrères sur le nom fonctionnement du bestiau...

J'avais été conquis à l'époque (je m'en étais ouvert dans ces lignes) par le caractère innovant du projet. À Saint-Étienne nous avons encore accueilli récemment Monsieur le Bâtonnier FAUGERE de Cahors qui nous a fait une démonstration conviviale et efficace de ce système. Bien sûr nous avons eu quelques avis grincheux devant le coût annoncé pour l'abonnement à la chose. Heureusement notre Conseil National qui fait bien les choses nous avait gratifié chacun d'une boîte de pastilles à la menthe pour faire digérer la facture. Je ne reviendrai pas sur les chiffres qui sont annoncés mais effectivement 69 € HT par mois cela me paraît véritablement exorbitant surtout avec un marché potentiel de 40 000 avocats (je prends une pastille la menthe).

La pression est énorme. Il ne vous a peut-être pas échappé non plus que les notaires viennent de signer un acte authentique dématérialisé... alors évidemment avec les souhaits d'une profession unique, il ne faut pas perdre de temps... (Je reprends une pastille la menthe)

Comme je suivant du comité de pilotage, j'ai reçu un formulaire abonnement à e-barreau... je ne l'ai pas encore envoyé car je viens de constater qu'en plus du coût exorbitant pour voir je me trouve engagé pour une durée de 24 mois pour l'accès au réseau et la messagerie et 36 mois pour la certification ! (je re-reprends une pastille la menthe). Je ne vous cache pas que pour l'instant je n'ai pas retourné le bulletin d'abonnement à mon bâtonnier. Peut-être est-ce de la lâcheté et de la pingrerie. Moi qui suis membre conseil de l'ordre quand je pense que certains confrères ne peut même pas débourser 50 € pour se financer une formation professionnelle pourtant obligatoire je me dis que le jumelage avec une telle déjà fait !

Cessons cet esprit chagrin et revenons à notre mouton à trois pâtes :

Il semblerait que le RVPA ne soit pas aussi avant-gardiste qu'on veut bien le dire.

Je vous passerai les discussions du comité local de pilotage et les heurts avec les greffières qui ne veulent pas faire le travail des avocats et les avocats qui ne veulent pas faire le travail des greffières....le débat est sans intérêt.

Il semblerait en effet que Bordeaux, Aix-en-Provence, Lyon ait un fonctionnement très limité de l'interface RVPA. Il semblerait en effet que seule la consultation des dossiers en ligne soit possible à l'exclusion de l'envoi de tout document électronique. La facture est effectivement importante eue égard à l'intérêt rencontré. À Saint-Étienne, nous n'en sommes pas là ! Nous avons signé la Convention nous avons commencé à commander les très onéreux boîtiers NAVISTA... je crains que nous ne soyons pas arrivés au but puisque notre greffier en chef m'a indiqué hier soir que le service informatique du SAR ne pourrait pas être présent à Saint-Étienne avant le 18 novembre et qu'à l'heure actuelle les essais faits en interne sont un fiasco. Nous avons un président tribunal qui part et certains greffes qui traînent des pieds... ou la la la la cela ne présage rien de bon !

Les autres aspects de la dématérialisation que nous connaissons à Saint-Étienne sont la copie numérique du dossier d'instruction...

Je vous passerai les balbutiements avec des copies qui n'avaient pas été traitées avec un logiciel OCR.

J'avais déjà testé pour vous l'entrée à la maison d'arrêt avec mon ordinateur portable (cf le retour de la confiance) muni de la circulaire obtenue par la Conférence des Bâtonniers...ce qui fut un échec.

J'avais déjà constaté de multiples copies numériques incomplètes (recto-verso inexistant, page manquante, copie partielle en raison du format de l'original ...) je crains que la numérisation ne soit une fois de plus victimes du budget plus qu'étriqué de la justice !

La fracture numérique ne va certainement pas être réduite en tout cas visiblement avec les grands barreaux.

Par vincent.bourlier le 07/11/08
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Sur la loi de Parkinson.

En ces jours où l'on parle beaucoup de leadership je me suis rappelé de la loi de Parkinson. Ce brave homme n'a jamais été atteint par la maladie mais il a élaboré une théorie basée sur une longue expérience dans l'administration britannique et plus généralement de toute société. Les observations scientifiques qui contribuèrent au développement de la loi tenaient compte de l'accroissement du nombre d'employés au Bureau des affaires coloniales, ceci malgré le déclin de l'empire britannique dans le même temps. La loi de Parkinson veut que plus une entreprise grandit, plus elle engage de gens médiocres surpayés. Pourquoi me direz-vous ?

Parce que les cadres en place veulent éviter la concurrence. La meilleure manière de ne pas avoir de rivaux consiste à engager des incompétents. La meilleure façon de supprimer en eux toute velléité de faire des vagues est de les surpayer. Ainsi les castes dirigeantes se trouvent assurées d'une tranquillité permanente.

Voilà de quoi méditer pour se viaduc du 11 novembre tant en ce qui concerne la place de notre représentation professionnelle que de notre bien-aimé président de la République, et même du président des États-Unis...