Par vincent.bourlier le 26/01/09

Le BARREAU DE SAINT ETIENNE S'ASSOCIE ET PARTICIPE AU MOUVEMENT NATIONAL DE GREVE DU 29 JANVIER 2009.

Une grève totale a été votée par le Conseil de l'Ordre!

II souhaite, par cette action, protester

• Contre le démantèlement du service public de la justice par

la diminution constante du nombre de magistrats, la limitation de l'intervention du juge, et le maintien à un niveau ridiculement bas du budget de la Justice (La France est 35ème sur les 43 pays constituant le Conseil de l'Europe).

• Contre la multiplication des atteintes à l'indépendance des

magistrats

• Contre l'annonce non concertée de la suppression du Juge

d'Instruction sans garantie d'indépendance du juge chargé de le

remplacer, sans augmentation des droits de la défense, au risque

que les plus démunis ne puissent plus être défendus.

• Contre certaines propositions relatives à la justice des mineurs, qui

privilégient le tout répressif au détriment de l'éducatif.

Loin d'agir par préoccupation corporatiste, le Barreau se mobilise dans l'intérêt des citoyens pour la défense des libertés de chacun et pour une justice plus égalitaire

Par vincent.bourlier le 17/10/07

Qui a fait attention à cet article minuscule affluent dans le journal du soir la semaine dernière (12 octobre je crois). Un sénateur de la majorité présidentielle a déposé un rapport visant à permettre de taxer les cabinets qui ne pratiquent pas l'aide juridictionnelle pour financer l'aide juridictionnelle : Rapport d'information No 23 de M. Roland du LUART, fait au nom de la commission des Finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation.

Le rapport intégral est d'ailleurs à votre disposition sur le site du Sénat moyennant finances pour la version intégrale ou en résumé: http://www.senat.fr/rap/r07-023/r07-0231.pdf

Le projet est grave : on demande à des particuliers de financer un service public ! Il faut résister !

L'UNCA a déjà demandé à tous les barreaux de justifier de la ventilation de l'aide juridictionnelle qui était faite entre les différents cabinets la réforme est donc plus avancée que l'on pourrait le croire !

Je travaille à 50 % à l'aide juridictionnelle et je préfère continuer à être payé une misère plutôt qu'à devenir un fonctionnaire à la botte d'un État omnipotent

Par vincent.bourlier le 03/10/07

Pourquoi délocaliser des emplois alors que de la main-d'œuvre a bon marché est disponible en France ?

Régulièrement la presse fait l'écho du travail dans l'enceinte de la maison d'arrêt. Les échos sont en général mauvais puisque les détenus sont payés à des tarifs défiés en toute concurrence. Si je suis prêt à concevoir que les détenus ne sont pas effectivement très motivés par leur travail et que la rentabilité n'est pas leur objectif principal, il n'en demeure pas moins que la Chancellerie est passée maître en matière de communication : le coût horaire est même un argument de marketing ! Je vous laisse un extrait du site officiel de la maison d'arrêt de Saint-Étienne la Talaudière (http://www.ma-saintetienne.justice.fr/html/sommaire.htm) qui me laisse rêveur :

«

L'une des missions de service public pénitentiaire est de favoriser l'insertion des personnes dans la vie active au terme de leur détention. Le travail pénitentiaire est l'un des outils au service de cet objectif.

A la maison d'arrêt, une équipe est à votre écoute pour gérer et développer vos productions selon vos critères particuliers de qualité et de délais.

Nous avons constaté que les capacités des entreprises ne répondent pas toujours au flux de leur marché et de nombreux contrats échappent ainsi tous les jours aux PME / PMI régionales.

Pour gagner en souplesse et en compétitivité, rejoignez les entreprises qui développent depuis de nombreuses années un partenariat constructif avec le ministère de la Justice.

La maison d'arrêt de Saint-Etienne vous propose :

• un savoir-faire adapté à vos exigences de qualité,

• une réactivité conforme à vos délais,

• une facturation proportionnelle au volume du travail confié,

• un coût horaire compétitif,

• une surface de 900 m² d'ateliers,

• une surface de stockage de 150 m².

Nos ateliers sont disponibles à l'année pour développer une collaboration ».

Alors ne délocalisons plus nos emplois, faisons travailler nos prisonniers comme au temps du bagne et le coût d'une journée d'incarcération va baisser et tout le monde sera content : les régimes de retraite, les caisses de sécurité sociale, le contribuable est bien sûr le « grand capital »....