Par vincent.bourlier le 21/09/09

Mardi dernier je me suis rendu à la maison d'arrêt de Saint-Étienne. Ce jour là branle-bas de combat dans les coursives : une petite ruche peuplée de petits personnages bleus et blancs (des gardiens en uniforme et munis des fameux masques antigrippe).

On me demandait de manière impérieuse (sur un ton qui ne prêtait pas à discussion) de m'écarter du passage emprunté par un détenu escorté d'un gardien tout deux équipés de la sorte. Le détenu empruntait l'ascenseur. À l'entrée on ne m'avait rien remis pour me protéger du dangereux virus, j'ai même dû, comme d'habitude, m'effeuiller de façon lascive pour passer sous le détecteur de métaux au risque d'attraper un refroidissement (à prononcer avec l'accent d'Aimé Jacquet).

J'attendais la commission de discipline pendant près d'une heure puisque le directeur avait entrepris de faire le point avec ses personnels sur les mesures à prendre en cas d'épidémie de grippe. Il faut dire que la Maison d'arrêt départementale à débourser environ 12 000 € pour acheter des produits antiseptiques, masques et autre joyeusetés...

Le briefing terminé pour gagner le prétoire j'empruntais le même ascenseur (toujours sans masque respiratoire)....alors que ce moyen de locomotion cloisonné n'avait pas été ventilé pendant deux heures comme n'importe quelle salle de soins...

Vendredi, de retour à la maison d'arrêt aucun maton ne portait le moindre masque, l'UCSA avait finalement indiqué qu'il ne s'agissait que de cas de grippe soupçonnée...

Ouf! Je suis passé près de la contamination!