Par vincent.bourlier le 03/10/07

Pourquoi délocaliser des emplois alors que de la main-d'œuvre a bon marché est disponible en France ?

Régulièrement la presse fait l'écho du travail dans l'enceinte de la maison d'arrêt. Les échos sont en général mauvais puisque les détenus sont payés à des tarifs défiés en toute concurrence. Si je suis prêt à concevoir que les détenus ne sont pas effectivement très motivés par leur travail et que la rentabilité n'est pas leur objectif principal, il n'en demeure pas moins que la Chancellerie est passée maître en matière de communication : le coût horaire est même un argument de marketing ! Je vous laisse un extrait du site officiel de la maison d'arrêt de Saint-Étienne la Talaudière (http://www.ma-saintetienne.justice.fr/html/sommaire.htm) qui me laisse rêveur :

«

L'une des missions de service public pénitentiaire est de favoriser l'insertion des personnes dans la vie active au terme de leur détention. Le travail pénitentiaire est l'un des outils au service de cet objectif.

A la maison d'arrêt, une équipe est à votre écoute pour gérer et développer vos productions selon vos critères particuliers de qualité et de délais.

Nous avons constaté que les capacités des entreprises ne répondent pas toujours au flux de leur marché et de nombreux contrats échappent ainsi tous les jours aux PME / PMI régionales.

Pour gagner en souplesse et en compétitivité, rejoignez les entreprises qui développent depuis de nombreuses années un partenariat constructif avec le ministère de la Justice.

La maison d'arrêt de Saint-Etienne vous propose :

• un savoir-faire adapté à vos exigences de qualité,

• une réactivité conforme à vos délais,

• une facturation proportionnelle au volume du travail confié,

• un coût horaire compétitif,

• une surface de 900 m² d'ateliers,

• une surface de stockage de 150 m².

Nos ateliers sont disponibles à l'année pour développer une collaboration ».

Alors ne délocalisons plus nos emplois, faisons travailler nos prisonniers comme au temps du bagne et le coût d'une journée d'incarcération va baisser et tout le monde sera content : les régimes de retraite, les caisses de sécurité sociale, le contribuable est bien sûr le « grand capital »....